RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 L'échange

L'échange

Clint EASTWOOD

Avec Angelina Jolie, John Malkovichn, Michael Kelly et Jeffrey Donovan - Universal - 12 novembre 2008 - 2h12

Et ta critique ?




L'échange, dernière réalisation de l'immense Clint Eastwood, est avant tout un monument de classicisme qui n'est pas sans charme, mais manque trop d'audace.


Les films estampillés "Clint Eastwood" ont, au fil du temps, acquis des lettres de noblesse tant auprès des cinéphiles que du grand public. C'est légitimement avec une certaine excitation qu’on imagine le traitement apporté par le réalisateur à cette "histoire vraie".

En effet, L'échange s'inspire d'un fait réel : en 1928, Walter Collins, un enfant de 9 ans, disparaît. Quelques semaines plus tard, la police de Los Angeles rend à sa mère, Christine (Angelina Jolie), un enfant qui affirme être Walter. Elle ne reconnait pas ce petit garçon que la police lui affirme être le sien.

Dans le même temps, un agent de la LAPD découvre l'existence d'un tueur en série qui attire des petits garçons sur son ranch avant de les tuer...

L'intrigue joue sur deux tableaux : le parcours croisé d'un tueur psychopathe, interprété par Jason Butler Harner, et d'une mère dans son combat nourrie d’espérance pour retrouver son fils face à une police corrompue et totalitaire.

Clint Eastwood, en fin manipulateur d'émotions (au sens noble) parvient, comme à son habitude, à créer et entretenir une intense tension. Le Los Angeles des années 20 tout comme l'atmosphère... pesante sont, à ce titre, très bien restitués.

Par contre, là où le bât blesse, c'est que monsieur Eastwood semble avoir pris quelques libertés pour rendre cette histoire "inspirée de faits réels", manichéenne au possible (pourquoi avoir utilisé tant de stéréotypes ?). Si bien qu’à force de jouer à fonds la carte du pathos, le propos perd en crédibilité.

La larmoyante Angelina Jolie (et les violons qui vont avec), n’arrange rien : son interprétation est assez inégale. Tantôt, elle sur-joue, tantôt elle manque d'authenticité. Bref, elle est rarement juste (à moins que le spectre de son interprétation dans Tomb raider vienne immanquablement biaiser notre vision).

Bref, l’académisme assumé de la mise en scène n'est pas mis en cause. Non, on apprécie même. On aurait juste préféré un peu moins de caricature.


Julien Cadet

© Etat-critique.com - 21/12/2008