RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 L'attaque du métro 123

L'attaque du métro 123

Tony SCOTT

Avec John Travolta, Denzel Washinton, John Turturro et James Gandolfini - Columbia - 29 juillet 2009 - 1h45

Et ta critique ?




Vous vous inquiétez encore de l’insécurité dans le métro ? Vous avez de la chance : vous n’êtes pas à New-York !


Décidément les transports en commun de la Grosse Pomme inspirent les scénaristes. Après le boucher de The midnight meat train, voici le preneur d’otages de L’attaque du métro 123.

John Travolta s’est donc taillé une jolie moustache pour jouer le méchant taré qui veut que la ville de New York lui dépose un joli pactole de dix millions de dollars. Pour cela, il kidnappe une rame de wagon avec les voyageurs à l’intérieur.

A cause de cela, les usagers du métro vont encore passer une sale journée à attendre des heures, un métro qui ne vient pas. Et personne ne s’excuse pour la gène occasionnée.

Face à lui, il trouvera Denzel Washington qui a fait du gras pour jouer un fonctionnaire placide pris dans l’engrenage diabolique mis au point par le vilain moustachu.

Travolta et Washington se parlent durant de longues minutes au micro. Ils ont chacun droit à quelques monologues cinglants et marqués par la désillusion. Cela pourrait être ennuyeux.

Heureusement Tony Scott est derrière la caméra. Il filme plus vite que son ombre et cela donne un sacré rythme à la conversation tendu entre les deux protagonistes.

Le réalisateur de Man on fire (son meilleur film) et Domino (sa plus infâme daube) s’éclate avec la ville de New York et ses sous sols. Il ne fait pas dans la dentelle et l’artillerie lourde est de sortie. La ville néanmoins devient le sujet et l’enjeu du film. Ce qui rend le gros machin d’action un peu bizarre.

Il surprend aussi par son aspect désuet : Remake d’une série B des années 70, L’attaque du métro 123 fait plutôt penser à toute la mode des polars musclés des années 90 qui ont découlé de Piège de cristal. Un peu vieillot donc un peu vintage. La fatigue de ces deux vieux routards d’acteurs stars ajoute à cette impression.

Finalement, il s’agit là d’un thriller ferroviaire qui a un train de retard ! Il n’en faut pas plus pour être indulgent avec cette série B.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 16/08/2009