les textes sont originaux,les mélodies cohérentes et les trompettes déménagent : une ambiance est créée : bravo LMT !
Et ta critique ?
La Normandie se transforme en décor de western dès que la Maison Tellier se met à jouer. Leur troisième album garantit le dépaysement et l'aventure.
Ils se sont fait remarquer en 2005 avec une reprise country d'un morceau musclé de Rage Against the Machine. Leur premier essai transformait la Normandie en Grand Ouest sauvage et américain.
Le second confirmait que ces joyeux paysans avaient un certain talent pour les mélodies crépusculaires et les ambiances de saloon. En 2010, ils sortent enfin de leur saloon, si rassurant !
Après deux albums résolument folk et bourrés de références, le clan Tellier semble découvrir les grands espaces. Le changement de maisons de disque a visiblement donné des envies de voyages.
Il y a moins de chansons en français mais il y a plus de trompettes mexicaines. L'aspect littéraire est laissé de coté pour une vision plus dylanienne de la musique. Ca bavarde avec plus d'entrain et d'envie. La voix est habitée, pleine d'humour et participe aux ambiances cinématographiques de l'ensemble.
On devine Dylan comme influence mais aussi Bowie ou Dominique A. Le folk libéré de la Maison Tellier se donne des airs de pop ténébreuse. Le western est plus introspectif. On pense plus à Leone et Peckinpah. D'ailleurs, ils partagent avec un eux une certaine lenteur qui fait glisser quelques titres dans l'ennui.
Heureusement ils se reprennent très souvent. Les harmonies vocales ne sont pas poussiéreuses et réellement planantes. Les guitares vrombissent de plaisir.
La Maison Tellier a fugué pour se découvrir une vraie maîtrise de son style, certes à la mode (le folk ricain à la française), mais vraiment hanté. Ce troisième album est une fausse balade américaine.