Avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas et Tom Russell - Le pacte - 11 aout 2010 - 1h42
Et ta critique ?
Le deuil, une famille et un arbre. Tout cela peut paraître aride. Sous le soleil australien, cela devient lumineux!
Dawn et son mari Peter vivent au bout du Monde sous un figuier ancestral. Peter meurt subitement d'une crise cardiaque. Mère de 4 enfants, Dawn s'enfonce dans la tristesse jusqu'à ce que sa petite fille de 8 ans décide que son père s'est réincarné dans l'arbre colossal et envahissant. Les sourires reviennent.
Et le gout de vivre! Très vite, la petite fille de la maison, Simone, décide d'être heureuse. Le grand frère veut partir le plus vite possible. Le second fait la tronche. Le petit dernier ne parle pas. Sans Simone et sa jolie idée botanique, l'absence ferait crever cette famille perdu dans une Australie magnifique et isolée.
Julie Bertucelli, la réalisatrice, profite de ce terrain inhabituel. En s'exilant en Australie, le film sur le deuil devient réellement bizarre. Le monde de l'enfance parasite la vie de Dawn.
On pense beaucoup à Miyazaki et son existentialisme champêtre. On devine l'influence locale de Peter Weir et son fantastique réaliste. La nature exacerbe les sentiments, des plus colériques aux plus charnels.
Charlotte Gainsbourg est une douce brindille sur lequel souffle une tempête inouïe. Mais jamais, elle rompt. Elle pousse encore. La vie reprend le dessus. Comme le figuier, elle continue. Malgré tout. Contre tout.
Dans la rude Australie, la comédienne détone. Le film s'arrête peut être un peu trop sur elle. Quelques longueurs font bailler. La leçon de vie reste très classique. Heureusement le décor surprend. La petite fille n'est pas une tête à claques comme on en croise beaucoup au cinéma. L'arbre est un héros fascinant. La musique se prête parfaitement à la contemplation. Même si vous n'avez pas la main verte, L'arbre est un film heureux sur un sujet douloureux. Un paradoxe qui fait tout le charme de ce petit film.