Michel est un romantique avide d’amour. Il veut rencontrer par hasard le bon, le gros, le vrai : Le Big Love.
Il demande donc à son meilleur pote Vincent, un coup de main. Vincent contrairement à son ami est sûr de lui, arrogant, avec ce petit esprit de chasseurs de femme. De cette manière, Michel trouvera-t-il l’amour ? Vincent, est-il le mieux positionné pour aider son copain? Ce film peut-il plaire malgré ses dehors de comédie romantique française franchement et ouvertement pompée sur les codes américains?
Le scénario n’est pas très riche. Les scénaristes, Franck du Bosc et Arnaud Lemort ont avec bonne foi parsemé d’embuches l’évolution de l’histoire. Des longueurs sont quand même présentes tandis que la fin est lancée sur des rails bien visibles et prévisibles.
L’ancien Nul, Dominique Farrugia qu’on aime et qu’on salue pour ses très bons états de service pour l’humour français, confirme son inefficacité derrière la caméra. Est ce une vision de cinéaste, Paris des beaux jours avec des parisiens un verre de vin à la terrasse d’un café au soleil. C'est lumineux mais ca ne propose aucune profondeur, on rentre vite dans un système de champ contre champ rodé et monotone.
Heureusement les premiers rôles sont assez crédibles. Cornillac confirme toujours qu'il est une star populaire. Manu Payet et Virginie Efira trouvent ici des rôles importants, même s’ils ne tiennent pas la baraque.
Bridés, les seconds rôles en or comme Jonathan Lambert ou Laurent Laffite, ici ne remplissent par leurs fonctions. Ils ne font par décoller l’histoire comme dans l’Arnacoeur (film français du genre le plus réussi) où de vrais seconds rôles viennent donner du piment au film.
La balance s’équilibre par une distribution féminine de grand classe, remplie de nouvelles actrices toutes aussi belles les unes que les autres (sauf Shiley Bousquet grande énigme dans ce métier). Spécial mention à Sophie Vouzelaud, sourde et muette interprétant la sœur de l'héroïne dans le film.
L’amour à deux c’est mieux aurait dû comporter plus de second degré, ingrédient cruellement absent de la version finale. Reste un film plutôt sympa et même si les grosses poilades ne sont pas au rendez vous, on passe un moment relativement agréable. A regarder avec sa copine à Paris, un jour de grand soleil, un rosé a la main.
Gabriel Ibanez Weill
© Etat-critique.com - 14/05/2010