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Mercredi 23 Mai 2012Art-scène

L' Abribus

L' Abribus

Philippe ELNO

L’abribus Ecrit par Philippe Elno Mise en scène de Philippe Sohier DVD chez Universal Pictures Vidéos

Et ta critique ?




Le DVD de L’Abribus vient de sortir. Vous avez dû entendre parler de la pièce, interprétée par Philippe Elno ET Florence Foresti. Bon… Et alors ? L’ennui est souvent au rendez-vous, à défaut du rire.

Prenez  une Parisienne stressée, Isabelle, et un apiculteur plus que tranquille, Eric. Mettez-les au bord d’une route de campagne dans un abribus, secouez, laissez agir et voyez le résultat. Un peu attendu, il faut bien le dire.

Florence Foresti y joue l’agitée aux deux téléphones portables qui ne captent pas. Elle est tombée en panne dans un chemin de (rase) campagne, a cassé son GPS et cherche sa route. Stressée, angoissée, elle nous fait forcément penser à l’une de ces cinglées du portable, accros de la modernité, qu’on a tous hélas un jour croisée. Elle doit à tout prix téléphoner et écouter ses messages, prévenir qu’elle est là, au milieu de nulle part, vu qu’elle bosse dans le cinéma, qu’elle y est même connue et que sa vie se joue en une ou deux réponses pour son prochain film.

Quant à lui, croisé sur ce banc d’abribus, c’est Eric, joué par Philippe Elno, un grand garçon calme, apiculteur de son état.

Évidemment, ce sont deux mondes qui se croisent, interfèrent, se jaugent, et ne se comprennent pas. Classique.

Hélas, oui, classique, et même connu. Enfin, on l’a vu cent fois, ce thème ! La souris des villes et le rat des champs qui se rencontrent et finissent par filer le parfait amour, la souris des villes comprenant enfin que la vraie vie est ailleurs que greffée à son oreillette ! C’est déjà vu, déjà dit et souvent bien mieux écrit.

Car les dialogues manquent un peu de finesse. Quant au jeu, si Philippe Elno est assez juste, Florence Foresti, elle, hésite entre de Funès et Muriel Robin, sans jamais trouver véritablement sa place. Elle en fait des tonnes, c’est bruyant, voire braillard.

Bon, allez, une bonne note : les décors et les éclairages (Christophe Grelié) ne sont pas mal du tout. C’est déjà ça… Mais Florence, décidément, est bien mieux chez Ruquier ou dans ses sketches. Là, au moins, on rit…


Marie Léon

© Etat-critique.com - 18/12/2008