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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 King Kong 2

King Kong 2

John GUILLERMIN

Avec Linda Hamilton, John Ashton, Brian Kerwin et Peter Eliott - Paramount - 1986

Et ta critique ?




Il revient et il n’est pas content disait l’affiche. On regarde cette suite et on n’est pas content aussi… quoique !


King Kong est l’un des légendes du cinéma populaire. Il fut le héros d’une multitude de films aux origines très variées et parfois douteuses. Il fut le héros de super nanars aux Philippines ou Hong Kong. On a même vu le Roi de Skull Island faire du catch avec son voisin japonais, Godzilla.

On se souviendra surtout de la prétentieuse suite du déjà moyen King Kong de John Guillermin. Le film fut un échec artistique redoutable (malgré la découverte de deux acteurs prodigieux, Jeff Bridges et Jessica Lange, la plus hot des amoureuses de Kong) mais cela n’a pas empêché le producteur Dino de Laurentiis de refaire vivre le gorille géant.

Au milieu des années 80, le cœur artificiel est à la mode et des petits malins ont la bonne idée d’en construire un appareil taille king size pour le gorille, comateux depuis son plongeon des Twin Towers. Il a besoin de sang et comme par hasard, on met la main sur une femelle normalement nommée Lady Kong.

Aussitôt la transfusion terminée, Kong écrase tout sur son passage. Aussitôt l’armée décide de le harceler. Aussitôt un aventurier va aider la belle doctoresse (Linda Terminator Hamilton) pour le sauvetage du couple poilu. Aussitôt on assiste à un festival d’effets spéciaux d’un niveau pitoyable qui frise la poésie.

Au-delà des dialogues pseudo scientifiques et du courageux cascadeur qui passe son temps sous le déguisement d’un gorille défraichi, le film tente un premier degré complètement dépassé et tout le monde est à la ramasse. Les incrustations sont ratées. Le montage est foireux au possible. Les comédiens n’y croient pas un instant. La musique est catastrophique. Et l’amour animal entre les deux Kongs donnera naissance à un jovial baby Kong.

C’est aussi ce qui fait le charme de cette drôle de suite. Il faut être en état d’ivresse pour aller au bout mais c’est vraiment un magnifique exemple d’accident industriel où tout va de travers. C’est facile mais ce film restera sûrement le film le plus kong des années 80.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 24/02/2011