L’ancien Monty Python Terry Jones fait quelques grimaces. Pierre Richard a les pieds dans l’eau. Ce n’est pas en invitant de prestigieuses références que l’on réussit une comédie.
Grand gamin, Pierre François Martin Laval est le plus irrésistible des Robins des bois. Toujours à coté de la plaque, dynamique, enfant, il a créé un personnage de doux rêveur gaffeur.
Son premier film, Essaye moi, allait dans ce sens et cela continue avec King Guillaume, son second opus. Il est Guillaume, chauffeur de petit train touristique. Il aime avec tendresse Magalie. Ils attendent des jumeaux et surtout ils apprennent que Guillaume a hérité d’un royaume.
Ils sont en réalité les propriétaires d’une île ridicule où vivent une demi douzaine d’hurluberlus, azimutés et moyen-âgeux. Evidemment ils s’imaginent roi et reine mais la réalité est nettement plus rustique et loufoque.
On aurait aimé effectivement que ce soit plus loufoque mais c’est finalement un peu triste. Les petites notes fantaisistes de l’humoriste tombent à l’eau. Le scénario est plat comme une mer sans vent.
La production est trop light par rapport à l’ambition du projet. Il faudrait un peu plus d’ampleur pour croire aux rêves de royauté du petit couple excentrique. Pierre Richard et sa petite bande sur l’île sont finalement pathétiques, en essayant d’imiter les folies historiques et baroques des Monty Python.
King Guillaume est la petite comédie que l’on voulait aimer mais qui hélas, fait souffrir, même avec la présence de la star de l’humour, Florence Foresti, éléphant dans un magasin de porcelaine, lorsqu’elle est invitée dans le monde léger et lunaire de Pierre François Martin Laval.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 03/02/2009