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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Juste une fois

Juste une fois

Bobcat GOLDTHWAIT

Et ta critique ?




Doit-on tout dire par amour ? Si la réponse n’est pas claire, les conséquences le sont dans ce petit film indépendant sans prétention.

Qui n’a jamais connu ce grand moment de solitude lorsque l’on finit par dévoiler une anecdote croustillante ou un lourd secret, généralement sous forme de confidence lors d’une soirée mondaine juste au moment où le silence se fait ? C’est un peu ce qui arrive à Amy, qui passe ses journées entre la maternelle où elle travaille et son fiancé qui possède tous les atours du prince charmant, la libido en plus.

 

Le secret d’Amy révélé en voix off dans les toutes premières minutes du film sur une chanson de Charles Trenet prend au dépourvu tant la légèreté de la scène contraste avec l’acte dépeint. Mais il s’agit bien d’une comédie et cette confidence entre la narratrice et le spectateur permet de créer une connivence qui fera sourire au moindre clin d’œil disséminé tout au long de l’intrigue. Confrontée au diktat de l’honnêteté dans le couple, notre héroïne va finir par se libérer du poids de son passé et par la même occasion faire pivoter la comédie vers le drame.

 

Il ne faut pas chercher de morale dans ce petit film indépendant, seule subsiste une mise en cause de la communication de couple dans une Amérique puritaine. Doit-on tout dire par amour ? Si la réponse n’est pas claire, les conséquences le sont.

 

Bobcat Goldthwait livre une comédie faussement iconoclaste sur l’hypocrisie dans la recherche de la perfection. Si le film ne risque pas de rester dans les mémoires, il permet de passer un bon moment grâce à des acteurs convaincants et une réalisation suffisamment dynamique pour ne pas laisser le film tomber dans le pathos. En somme, si vous avez des doutes sur le passé de votre compagnon, allez voir en couple Juste une fois, histoire de faire la part des choses.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 04/03/2007