Employée prometteuse, Christine Brown veut absolument obtenir le poste de co-directeur de la banque dans laquelle elle travaille dure chaque jour. Mais son patron lui préfère son rival fraîchement arrivé.
Même au cinéma, les temps sont rudes. Tout ça parce qu’il serait plus ferme. Elle décide d'en faire autant. Arrive alors une vieille dame à son guichet pour obtenir un délai afin de préserver sa maison.
Christine n'a d'autre choix qu'un refus à l’égard de madame Ganush. Seulement la vieille manouche, humiliée, a plus d’un tour dans son sac. Elle décide de la maudire… et ce ne sont pas des paroles en l’air !
Jusqu’en enfer est une sorte de space mountain cinématographique. Le problème avec space mountain, c’est qu'à vouloir être trop imprévisible, tout devient prévisible parce qu’on est bien calé sur des rails !
Le film installe le spectateur dans une sorte de calme plat. Au moment où il s’y attend le moins - donc le plus – le film fait débouler une grosse dose d’images pseudo gore et des décibels diaboliques. L’intrigue est finalement classique. Pourquoi l’auteur d’Evil dead se bride autant ?
Il s’amuse certes avec les effets spéciaux digne de la vielle console de jeu. Sam Raimi sait encore créer de véritables moments de tension. Pour cela il est épatant. Avec un mouchoir volant, il stresse toute une audience.
Pourtant l’histoire prend les allures d’un mauvais remake de L’exorciste. Les ressorts scénaristiques sont immenses et repompés sur des grands succès de l’épouvante. Trop potache pour être crédible. Avant la fin des bandes annonces, le spectateur peut deviner les événements du film. Certains rires de moquerie jailliront dans la salle
Aucun des comédiens ne résiste aux énormités de Raimi, ravi de revenir à son genre fétiche : il semble le seul à être content. Les acteurs restent fades et sans saveur.
Les défauts majeurs de ce film résident dans son immaturité. Les premiers amours de Raimi n’ont plus le même plaisir communicatif. Ecrit avec son frère, le scénario aurait pu être rédigé durant une soirée bière foot.
Bienvenue chez les manouches n’est vraiment pas le film convaincant attendu, mais pour passer le hoquet, il vous fera sursauter. Ce qu’un enfant espiègle (ce que fut certainement Raimi) ferait tout aussi bien.