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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Joe Strummer

Joe Strummer

Julian TEMPLE

Surreal Distribution - 11 juillet 2007 - 2h01

Et ta critique ?




Julien Temple est à l’honneur. Alors que son documentaire sur le festival de Glastonbury débarque sur les écrans, sort également la biographie du leader des Clash. Destiné aux fans du groupe, le film n’émouvra pas malheureusement pas les non initiés.


Pour faire un bon documentaire biographique, il faut toujours compter sur une masse d’images et de sons d’archive (au grain très prononcé de préférence) ainsi que sur des interviews de proches et de peoples qui se disent fortement influencés par l’œuvre de la personnalité en question.

Julien Temple est non seulement un fan nostalgique du No Future (devise du mouvement punk anglais des années 1970) mais aussi un ami proche de Joe Strummer. Cela se ressent dans un discours dithyrambique qui ne laisse pas la place aux zones d’ombres (pourtant nombreuses) dans la vie du chanteur. On pourra objecter que pour un hommage posthume (l’homme est mort en 2002), la flagornerie est de rigueur mais tout de même…

Cependant l’amour de la musique et de son ami rend bien sur la pellicule. La plongée dans cet univers underground, assez loin de nos modes de pensée actuels (quoique), est réussie et immersive. La transformation du gentil garçon de bonne famille en véritable incarnation de la destruction est soulignée assez finement pour en être intéressante.

L’intimité est également un facteur important au développement de la narration. Au milieux de ces visages connus ou inconnus, au coin du feu (thème du film et passion du chanteur pour l’ambiance boy-scout destroy), on se prend à croire à l’idée de cette étrange communauté.

On aurait apprécié la petite vignette qui renseigne sur l’identité de l’intervenant. Si l’on reconnaît Johnny Depp ou Steve Buscemi assez aisément, on a souvent l’impression de ne pas savoir qui parle et, à fortiori, pourquoi.

Comme de bien entendu, la bande originale reflète bien cette Angleterre qui se défait de son vernis bien-pensant. L’ensemble est honnête mais loin d’être pédagogique. A réserver aux connaisseurs, donc.


Vincent Valat

© Etat-critique.com - 16/07/2007