Je vous entends sourire d’ici, à la vue de mon nom au bas de cette chronique. Non, Benoît Doremus n’est pas un de mes cousins. Mais remarquez, il aurait pu. Un troubadour de la chanson comme lui, c’est toujours agréable sur un arbre généalogique...
Sa gouaille, son verbe, ses influences sont de belles qualités en société. Je l’ai vu et apprécié en concert ; très proche du public par ses mots, il avait su me toucher, même un peu par hasard.
Cette production discographique est en cela un peu décevante. Les phrases sont toujours là, mais l’enrobage est parfois trop lourd, pesant…
Ses petits moments de vie se racontent au fur et à mesure des titres. Dans des chroniques très personnelles, l’auteur se met à nu, rendant l’auditeur parfois mal à l’aise, tellement ce qui lui est raconté semble dur et pénible pour le chanteur. L’adolescence, dans “17ans”, nous parle tellement bien… et à moi donc, qui ait aussi eu 5 en philo..!!
Mais tout n’est pas triste dans ces chansons. On sourit souvent, au détour de vers très subtilement amenés.
Les qualités d’auteur de Benoit Doremus sont indéniables, puisant dans sa vie et se mettant en scène (cette manière de se parler en s’appelant Benito). Cela est d’autant plus dommage que les arrangements et la production de ce disque n’aient pu être en symbiose avec ce verbe.
Esperons que ce premier véritable essai discographique disponible à large échelle pourra être suivi d’autres, transformés ceux-là.
Allez, salut cousin..!!!
Stéphane Dorémus
© Etat-critique.com - 29/11/2007