Cameron Diaz a un sourire colgate. Ashton Kutcher aussi. Elle est belle gosse. Il est beau gosse. Elle aime dire des gros mots. Kutcher jubile à chaque dialogue salace. Les deux comédiens ont de belles fossettes et seraient bien dans une publicité pour une grande marque de fringues.
En tant que duo de cinéma, le physique ne fait pas tout. Kutcher a toujours sa tronche de nigaud tandis que la blonde pétillante ne semble plus trop croire aux vertus de la comédie romantique vaguement trash.
Elle interprète Joy, une working girl fraîchement plaquée qui rencontre dans une nuit de biture à Las Vegas, Jack, un chômeur récent et un glandeur fier de l’être. La cuite est rude : ils se sont mariés. Ils touchent le jackpot dans un casino : 3 millions de dollars. Ce sera une bonne raison pour rester marier…
Forcés de vivre ensemble durant six mois, les deux vont doucement s’apprivoiser et bien entendu, à la fin… il se passera ce qu’il se passe toujours lors d’un happy end dans une comédie sentimentale avec Cameron Diaz.
L’énergie de la comédienne a un peu disparu. Certes, il y a des gags un peu crados et assez rigolos. Les seconds rôles sauvent la partie avec deux comédiens méconnus et déchaînés (Lake Bell et Rob Corddry). New York reste le décor le plus magnifique pour une comédie.
Il faut tout de même le dire : c’est laborieux. Malgré toute la volonté du monde, Jackpot ne surprend jamais, compilant les clichés et les scènes convenues. La chaleur des Farrelly (Mary à tout prix, Fous d’Irène)et leur goût maîtrisé de l’outrance manquent cruellement à cette pale copie. On tente de les imiter mais personne ne les surpasse.
Tout ceci est donc très mignon, très policé mais une pointe d’ironie, d’intelligence, de second degré et de subversion, ca évite à coup sûr la banqueroute artistique.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 08/05/2008