Que vient faire Jackass deux dans un magazine culturel ? Franchement je n’en sais rien mais je me suis fait lobotomiser par cette suite aussi débile qu’inutile mais très drôle.
Jackass fut un vrai phénomène de société. Les pitreries de quelques cascadeurs allumés aux pétards ont offert à toute une génération, le moyen de se défouler. La débilité est devenu un pied de nez au politiquement correct et tous les adolescents se sont filmés en train de se lancer des paris idiots parfois dangereux.
Johnny Knoxville et sa bande de zigotos sont devenus des idoles et ils reviennent après des parcours plus ou moins réussis au cinéma ou dans la trash tv qui fait actuellement les beaux jours de MTV.
Au programme donc, des morsures de serpents, des coups de poings dans la tronche, du rodéo sur une lance incendie, des brûlures en forme de zizis, des pets asphyxiants, du vomi, des douleurs et des gros rires gras des protagonistes, tous heureux de se faire très mal dans des défis sortis tout droit de l’esprit malade de jeunes Américains blancs rongés par l’ennui.
Faut il voir une dimension sociale à ces âneries ? On n’est pas obligé. Il s’agit peut être juste d’un Vidéo-gag très pipi caca, où les victimes sont masochistes. C’est cette acceptation de la torture qui fascine mais c’est la bêtise assumée de victimes consentantes qui fait franchement rire.
On a un peu honte. On perd des neurones inutilement. Mais qu’est ce que c’est marrant ! La régression de Knoxville et ses camarades de bitures assure le divertissement. Certaines de leurs idées tordues font vraiment peur. Voir des trentenaires se comporter comme des adolescents après une première cuite est un spectacle aussi affligeant que désopilant.
Pathétique et bidonnante, cette suite nous en apprend un peu plus sur l’imbécillité de certains mais comme dit l’adage : plus c’est con, plus c’est bon.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 19/03/2007