Après la télévision, c’est au cinéma qu’Antoine de Maximy nous propose de découvrir son nouveau périple à la rencontre des Américains. Un voyage frais, sans prétention, mais pas sans intérêt.
Si vous avez une télévision, vous avez forcément croisé un jour ou l’autre Antoine de Maximy, quelque part sur la planète. Mali, Japon, Australie, Maroc, Inde, Chili, Cambodge, Chine, Ethiopie, Bolivie, Pérou, Israël... son éclectisme géographique ne s’est jamais démenti depuis 2004, date à laquelle les chaînes “voyage” et Canal+ ont commencé à diffuser ses Carnets de voyage fantaisistes.
Il est pourtant un pays où notre Tintin reporter n’avait jamais mis les pieds : les Etats-Unis. C’est désormais chose faites avec un programme long (1h40) pour le grand écran quand il se cantonnait jusqu’alors à des programmes courts (52 minutes) pour le petit (écran) !
De New York (où il arrive en parachute) à Los Angeles (qu’il quitte en canoë), Antoine de Maximy va traverser l’Amérique profonde en multipliant les moyens de locomotion : stop, vélo, taxi, bus, train et même corbillard (repeint en rouge-orangé par ses soins).
Sous prétexte de tenter de se faire inviter à dormir chez une star hollywoodienne (d’où le titre), il va surtout multiplier les rencontres avec les “vrais gens”. Car c’est bien là le but de chacun de ses périples : aller au devant des habitants, parler avec eux, manger avec eux... et dormir chez eux ! Au hasard de ses pérégrinations, il rencontrera ainsi quantité de ces Américains qui ne ressemblent en rien à ceux que les films et les séries télé présentent au monde entier depuis des décennies comme “typicaly american”.
Quelques minutes passées à ses côtés suffisent à se convaincre de la pertinence du concept. Seul, mais équipé de deux caméras miniatures et d’un camescope plus volumineux, il aborde les passants avec décontraction et gentillesse, sympathise souvent et donne, par ce biais, la parole à des hommes et des femmes qui, sans lui, seraient demeurés absents du paysage.
A l’inverse, il ne faut pas donner à J’irai dormir à Hollywood l’importance qu’il n’a pas. Le travail d’Antoine de Maximy est avant tout un divertissement intelligent nourri de rencontres de hasard, pas une étude sociologique sur la population américaine. Dans ces limites-là, on n’hésite pas un instant à partager son sac de couchage !