Un nanar à mille pattes? Infestation, à force de chatouiller, remplit sa mission très correctement. Petit budget et maxi plaisir!
Des grosses bestioles attaquent la ville. Les fourmis donnèrent le ton dans les années 50 dans une oeuvre culte. Beaucoup d'insectes ont décidé de changer de taille pour du XXL. Les invasions se sont multipliés mais il est vrai que depuis un Arac Attack rigolard, les insectes ne se sont pas faits remarquer.
Heureusement le jeune cinéaste Kyle Rankin s'est souvenu de cette tradition pour son premier long métrage, Infestation. Ca grouille de nouveau dans les rues d'une ville comme les autres. Des scarabées déboulent des égouts tandis que des fourmis volantes kidnappent les habitants.
Au milieu de cette apocalypse, un employé de bureau flemmard, au bord du licenciement tente de survivre. Avec une poignée de rescapés, il veut retrouver leurs proches, rejoindre une base militaire et si possible obtenir un baiser de l'héroïne.
Rien ne va se passer comme prévu et les bêbêtes de l'espace (elles viennent d'une météorite) préparent une série d'attaques assez surprenantes.
Et droles. C'est la bonne nouvelle de ce direct to video: il ne se prend pas au sérieux et a décidé de rire avec nous et les personnages. Le cinéaste est à bonne distance de l'hommage et de la parodie. Il aime le genre et le fait savoir avec une belle générosité qui ne comble pas totalement les limites d'un budget riquiqui.
On devine facilement le tournage en Bulgarie et les effets spéciaux un peu light! Cela rentre parfaitement dans l'idée d'un film de monstres, qui, dans son histoire, a toujours été un film fauché.
En tout cas, voilà une petite production rigolote, sans prétention et qui ne manque pas de piquants!
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 18/05/2010