RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Indiana Jones et le royaume du crane de cristal

Indiana Jones et le royaume du crane de cristal

Steven SPIELBERG

Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen et Ray Winstone Paramount – 21 mai 2008 – 2h

Et ta critique ?




Tintintintiin tintintin tintintiiiiin tintintin tin ! Ca y est le revoilà, l’aventurier le plus célèbre du cinéma. Héros de légende, il poursuit la réalité des mythes et en révèle un gros dans ce nouvel épisode, dispensable mais très sympathique !


Pendant toute la durée du film, Indiana Jones se fait traiter de papy par un petit blouson noir qui serait son fiston. Il est vrai que l’archéologue se fait un peu vieux mais les ennuis le poursuivent encore.

On le retrouve donc à la fin des années 50, taquiné par des agents du KGB et une professeur russe, spécialiste en paranormal . Ces derniers veulent découvrir ce que cache la zone 51 au milieu du Nevada et notre Indy doit rapidement mettre la main sur un crâne de cristal qui pourrait percer le secret de la fameuse cité d’or...

Remercié par l’Etat et son université, Indiana Jones commence mal cette nouvelle aventure. Tout le monde veut l’enterrer mais papy fait de la résistance. C’est la bonne idée de ce quatrième film : Plus personne ne croit en Indiana Jones, usé par les milles faits d’arme qui ont fait sa réputation.

A 65 ans, on s’interrogeait sur l’état de forme de Harrison Ford. Il est parfait. Un peu rouillé sur deux ou trois cascades mais le charme subsiste. En face de lui, Cate Blanchett compose une superbe adversaire, dingue et sexy, sorti tout droit d’une vieille bande dessinée des années 50.

Entre les soviétiques, le nucléaire, les soucoupes volantes et le rock’n’roll, Indiana Jones parvient à extirper son fouet et son humour pour semer la zizanie dans une sombre histoire de légendes précolombiennes qui cacheraient un secret bien plus grand.

Indiana Jones est un personnage de légende. Il affronte souvent des mythes. Après l’arche d’alliance et le saint Graal, le voilà confronté à un mythe plus moderne mais tout aussi fantasmé. Sans trop en dire, on pourra marquer sa déception sur cette partie là car la saga adopte désormais un ton trop fantaisiste.

Ce n’est pas bien grave car le film arrive à son objectif : divertir. C’est moins stupide que la plupart des blockbusters. La réalisation de Spielberg intrigue par ses échos avec le présent. Le scénario se perd un peu en route mais entraîne le spectateur dans un exotisme débridé (avec une grosse préférence pour les fourmis rouges affamés) et une nostalgie assumée. La musique de John Williams donne des frissons. Le casting est soigné.

Ce n’est pas le chef d’œuvre de l’année. C’est juste l’événement de 2008, ce qui donne obligatoirement un mélange de déception et de roublardise. Mais rien n’y fait : Indiana Jones restera dans la légende !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 23/05/2008