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Mercredi 23 Mai 2012Musique

 In this light & on this evening

In this light & on this evening

. EDITORS

(PIAS - 2009)

Et ta critique ?




Troisième album pour le groupe gloomy de Birmingham. Première déception après deux puissants albums à redécouvrir d’urgence.

La new et colde wave se sont redéversées sur la pop anglaise. Depuis quelques années, la référence Joy Division est devenue obligatoire. Une marque déposée pour bien débuter dans le milieu.

A l’intérieur de ce revival un poil dépressif, l’énergie de Editors faisait toute la différence. Ce quatuor savait composer des morceaux agressifs comme il faut, au service d’une voix britannique, héroïque et ludique.

Pourtant on ne rigolait pas. Leur musique est finement écrite avec l’aide de guitares capricieuses et de nappes de synthés plutôt habiles. "The back room" annoncait la couleur (noire) et le second album "An end as a start" confirmait bien qu’Editors était le groupe qui digérait le mieux l’héritage post punk.

Ce troisième album annonce une indigestion. Visiblement le groupe de Tom Smith voulait changer d’air. Ils ont donc rangé au placard les instruments classiques et ont remplacé par des synthétiseurs.

Cela met en avant la très belle voix du groupe mais cela glisse dangereusement vers un son années 80 assez pauvre. L’expérience est particulièrement décevante. Les riffs de guitares superposés ne sont plus là. L’aspect dramatique des chansons est neutralisé par des synthés utilisés paresseusement.

Ca sent le pilotage automatique. Le plaisir n’y est plus. Les choix sont maladroits et on s’agace vraiment de voir le groupe s’enfermer dans des clichés éculés et particulièrement risibles. On finit par les imaginer comme Les inconnus lorsqu’ils imitaient Indochine.

On oublie donc cet essai si triste et on conseille de (re)découvrir les deux précédents disques, petites merveilles mélodiques et fascinantes. Deux manières de profiter d’une douce contradiction : quand la mélancolie rend heureux !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 13/11/2009