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Dimanche 05 Février 2012Art-scène

 In-I

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Juliette BINOCHE et Akram KAN

du 19 au 29 novembre 2008 Théâtre de la ville, 2 place du Châtelet - 75004 PARIS www.theatredelaville.com

Et ta critique ?




Juliette Binoche et Akram Khan emballent le Théâtre de la Ville avec un spectacle honnête mais sans éclat.

 

Djiouliette Binôôche est incroyable : non contente d’être une grande actrice (encore que sa filmographie…) doublée d’un « peintre de caractère » (comme nous l’apprend la brochure), elle s’essaye aujourd’hui à la danse, en compagnie du chorégraphe Akran Khan.

Habituée aux bluettes et autres comédies romantiques à l’américaine (ah, Le chocolat…) Djouliette a choisi - comme c’est étonnant ! -  de travailler sur le thème de l’amour.

Ah, l’amour, l’Amour : l’amour qu’on attend, qu’on rencontre, qui nous transporte puis nous déçoit, nous violente, nous blesse, mais au final qui nous fait toujours courir.

Et de fait, Juliette Binoche et Akram Khan courent beaucoup. Ils dansent avec une énergie débordante, multiplient les gestes saccadés qui masquent l’inexpérience de l’une et le manque de grâce de l’autre.

La danse est hyper expressive, tout en énergie brusque, et très narrative (quelques scènes de la vie conjugale quotidienne sont mimées avec humour, pour le plus grand plaisir des spectateurs).

Ici, pas besoin de se creuser la tête pour savoir ce qu’ont voulu transmettre les artistes : tout est clair et univoque.

Seulement voilà, il ne suffit pas de courir les bras en croix ni de faire des mouvements circulaires avec la tête pour danser : et parler de choses triviales n’est pas la recette miracle pour toucher tout un chacun.

Certes, on ne passe pas un mauvais moment, mais on n’est pas touché, pas bouleversé, pas ému.

Reste que Juliette Binoche est venue encaisser sa prime à la célébrité qui veut que, comme le riche s’enrichit, la star est admirée quoi qu’elle fasse.


Thibault Dablemont

© Etat-critique.com - 28/11/2008