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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Hostel chapitre 2

Hostel chapitre 2

Eli ROTH

Avec Lauren German, Richard Burgi, Roger Bart et Heather Matarazzo Columbia – 11 juillet 2007 – 1h31

Et ta critique ?




L’office du tourisme de la Slovaquie va continuer d’en vouloir à Eli Roth. Le réalisateur continue de malmener ce pays avec son lot de tarés dégénérés qui tuent de pauvres touristes. Toujours aussi bête mais mieux maîtrisé : cet hôtel n’est toujours pas une bonne adresse.


4 étoiles : réalisateur énervé, Eli Roth a le chic pour composer des séquences de tortures assez impressionnantes. Si on aime cela, Hostel chapitre 2 offre de belles sensations fortes et des idées complètement tordues avec du sexe bizarro et de la violence gratuite ! Le clou du spectacle, c’est une magnifique émasculation qui à coup sûr restera un sommet (façon de parler) du genre.  Plus fort encore, Roth défie le spectateur dans cette séquelle avec le meurtre d’un gamin qui met le spectateur en face de ses responsabilités.

3 étoiles : En gros, le second volet reprend les grandes lignes du premier épisode en remplaçant des garçons par des jeunes filles. Elles tombent dans le piège tendu par une étrange association qui permet à des riches d’exécuter de pauvres victimes innocentes. Le petit plus de cet épisode est de suivre le cheminement de deux bourreaux, biens sous tout rapport et avides de torturer quelqu’un. En prenant deux des comédiens de Desperate Housewives, le réalisateur propose une version hardcore de la série.

2 étoiles : Hélas, le réalisateur de Cabin Fever, dans les petits papiers de Quentin Tarantino, n’a pas le sens de la mise en scène. S’il va loin dans la violence, le film s’étire sur une intrigue assez molle. Eli Roth est un artiste assez paresseux et ne cherche jamais à transcender le genre qu’il veut défendre.

1 étoile : Dans ses interviews, Eli Roth dénonce le monde d’aujourd’hui, cynique et violent et commente allégrement ses films d’un sous texte politique. On voudrait bien le croire mais à force de faire semblant de ne rien dire, Eli Roth nous abandonne à des spectacles hardcore mais franchement inoffensifs.

Pas d’étoile : C’est donc une nouvelle déception que ce film qui promet de soulever le cœur à un équarisseur de métier. Sans réelle ambition, la visite de cette auberge malfamée ne soulève qu’un ennui poli et dubitatif.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 11/07/2007