Saviez vous qu'il existe un groupe suisse qui a vendu plus de 13 millions de disques à travers le Monde? Cette chronique va vous éclairer !
La mère d'un ami dit qu'il faut chaque jour apprendre quelque chose de nouveau. Aujourd'hui Etat Critique va vous apprendre une information essentielle pour votre existence: Krokus est un groupe de hard rock suisse.
On sent que ca ricane pas mal devant les écrans mais Krokus est aussi un vendeur conséquent de disques. Des millions de galettes seraient cachés dans les chaumières des amateurs de gros sons qui tachent.
Krokus (j'adore ce nom) a connu son heure de gloire au début des années 80. Ils ont même eu du succès aux Etats Unis. Krokus faisait les premières parties de Motorhead et AC/DC. Ensuite seuls, les fans, sont restés fidèles à ce groupe qui pourrait rappeler les héros du récent "Anvil" : Krokus défend un hard classique, gentiment ringard mais qui fascine par sa persévérance à pratiquer le mauvais goût avec autant d'aplomb!
Krokus ressemble beaucoup à AC/DC. Ils sont vieux, usés mais ils aiment les riffs à l'efficacité démontrée. Leur nouveau disque, avec les membres survivants d'origine, sonne la résurrection du vieux groupe.
Est ce que c'est bien?
Non, pas vraiment. C'est un blues rock joué avec une délicatesse de routiers tout excités devant le dernier calendrier du magazine FHM. Ce n'est pas la grande classe.
Certains morceaux sont risibles parce qu'ils glissent sur une musique plus prog que costaud. Pourtant malgré ses faiblesses, l'écoute de ce disque n'est pas désagréable. Les papys sont résistants. Ils tentent de courir après leur glorieuse jeunesse et font preuve d'une foi inébranlable.
Leur hard n'existe quasiment plus: c'est un rock de bar loin de toutes les déclinaisons du genre (gothic etc.). En serial loosers, ils deviennent touchants et on remue un peu la tête. Les temps sont durs mais ces vieux croutons helvétiques donnent l'exemple.
A défaut d'un disque entêtant, on est surpris par ces vieux entêtés !