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Mercredi 23 Mai 2012Musique

 Hisingen Blues

Hisingen Blues

. GRAVEYARD

(Nuclear Blast - 2011)

Et ta critique ?




Du gros riff qui transpire et une voix venue tout droit des années 70 : Graveyard cultive ce bon vieux hard qui a fait la joie des chevelus d'antan !


Dans ces pages, on salue la très grande forme du rock belge mais on admire aussi la qualité du rock suédois, capable de choses innovantes (Junip) et terre de traditions pour fans de rock un peu plus musclé (les indétrônables Soundtrack of our lives). Graveyard respecte donc un rock, chevelu et intrépide, capable de réchauffer les froides coutumes suédoises.

En une seule chanson, on remonte le temps et on laisse pousser les cheveux. Les amplis sont au maximum. Le batteur a du apprendre en observant le chien fou du Muppet Show tandis que les guitaristes maltraitent avec une virilité assumée leurs instruments. Le chanteur fait le yoyo hurleur. Une basse soutiendra tout cela en plaquant un son sourd et presque funeste. Ce qui n'est pas anormal lorsqu'on porte le joli nom de Graveyard !

Ces gars là connaissent en tout cas par coeur les premiers disques de Black Sabbath ou les chefs d'oeuvre de Cream. Ca appuie sur les pédales. Les guitares se pourchassent. Les refrains incrustent des riffs souvent gigantesques et réellement old school. On a l'impression de redécouvrir des inédits de Lynyrd Skynyrd au meilleur de sa forme (cf l'épatant Uncomfortably Numb).

Pour tout amateur d'un hard blues bien rétro, les quatre scandinaves ressuscitent les grands exploits plein d'héroïsme et d'électricité avec une précision incroyable. Ils en profitent même pour faire un clin d'oeil au western avec l'instrumental Longing! Ils ne s'éparpillent pas: leur second album est court mais redoutable.

Ils n'enterrent pas le genre. Ils le bricolent avec un plaisir certain. Nostalgique mais pas réactionnaire, leur son nous fait redécouvrir les frissons qu'offraient le rock de la fin des années 60, branchés sur 11 et psychédéliques jusqu'à la décharge électrique !
Ce qui équivaut à une excellente piqure de rappel !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 18/05/2011