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Mercredi 23 Mai 2012Musique

 Hello Sadness

Hello Sadness

Los CAMPESINOS

(Wichita Records - 2011)

Et ta critique ?




Le précédent album se traduisait par "Nous sommes beaux, nous sommes maudits", on sera surpris par la joie de vivre affichée par ce nouvel album. Un concentré d'énergie !


C'est un style à la mode en ce moment : le collectif ou la tribu ! Dix sur scène au minimum et un maximum d'énergie pour chanter de jolies mélodies où se cache dans le désordre, un vrai souci d'harmonie. Dans le meilleur des cas cela donne I'm from Barcelona ou les indétrônables Arcade Fire.

Désormais on peut compter sur les ambivalents Los Capesinos ! Comme son nom ne l'indique pas, le groupe vient du Pays de Galles et réunit des farfelus venus de Cardiff. Pour faire simple, les nombreux membres ont tous pris le nom de Campesinos. Comme les titres des albums du groupe ne le soulignent pas: ce groupe a sacrément la patate.

"We're beautiful, we're doomed" ou "Romance is boring" ne sont pas des tristes disques de gloomy rock et leurs chansons ne sont pas des pleurnicheries pour midinettes qui veulent balancer leurs bras en l'air dans un stade. Los Campesinons ont le sourire et l'envie d'en découdre avec un rock sautillant.

Tant mieux, ils profitent de leur nombre croissant et de leurs influences forcément conséquentes. On n'est pas dans la brume britannique ou la pop sans cervelle. C'est une réunion de copains heureux de se voir et de jouer ensemble.

Difficile de ne pas secouer la tête à l'écoute de ce nouvel essai, très convaincant. On passerait bien une soirée en leur compagnie tellement leurs chansons prouvent une belle complicité et une bonne descente !

Il plane sur eux l'ombre d'Arcade Fire mais leurs chansons filent à cent à l'heure et nous entraînent dans un rock farandolesque mais très agréable. Comme nous sommes sur les terres de la pop, Les Campesinos ne gomment jamais leurs réflexes naturels mais ajoutent dans leur façon d'orchestrer, un plaisir évident et partagé tout en empruntant quelques guitares à des héros indie plus américains.

Avec sa pochette hivernale et son titre déprimé, le disque est une joyeuse surprise, une fête inattendue donc très appréciée.




Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 21/12/2011