Avec John Cho, Kal Penn, Rob Corddry et Paula Garces - Metropolitan filmexport - 2008 - 1h40a
Et ta critique ?
Pour les vacances d'hiver, on se réchauffe avec du nanar gras, ricain et dépassant les limites du bon goût. On commence avec un duo fumeux et pas vraiment fameux.
Il faut présenter un peu les deux crétins congénitaux qui vont officier pendant plus d’une heure et demie puisque le premier volet ne s’est pas donné la peine d’arriver jusqu’à chez nous. Depuis quelques semaines, il est arrivé sous le titre de Harold et Kumar chassent le burger. Vous devinez le niveau?
Harold est d’origine coréenne. Il est relativement calme et il fume beaucoup de chanvre issu de la culture hydroponique. Kumar est d’origine indienne. Il est en pleine crise de rébellion, il est amoureux d’une fille qui va se marier à un autre et il aime inhaler des vapeurs de THC.
Ces deux glandeurs accrocs à la fumette décident de partir à Amsterdam et c’est avec une irrationnelle certitude que l’on devine qu’ils ne passeront pas par le musée Van Gogh. Malheureusement pour eux, le trajet aérien tourne à la catastrophe quand survient un quiproquo comme seuls des scénaristes en panne d’inspiration peuvent en trouver après une cure d’antidépresseurs.
Ayant gagné un séjour dans un camp de vacances gouvernemental du côté de Cuba, les deux compères décident pourtant de décliner l’hospitalité virile des gentils animateurs en treillis. C’est donc à travers les États-Unis qu’ils partiront en vadrouille, cherchant à s’innocenter tout en combattant le racisme et l’ignorance. Enfin, ce devait être le but recherché avant que l’ensemble ne sombre dans la déliquescence.
On se dit de prime abord que ce film devrait plaire à la France. Non pas que son image y soit bien (ou même un tant soit peu) représentée, mais l’antiaméricanisme primaire qui y règne a de quoi faire plaisir aux plus fervents détracteurs de l’Oncle Sam. Dans cette Amérique répressive et paranoïaque, les militaires sont débiles, le Klu Klux Klan est plus actif que jamais et les « minorités » défient la caricature.
On sent pourtant les intentions honorables des créateurs de promouvoir les libertés individuelles, l’exercice de la démocratie et la nation devant le pouvoir. Mais au milieu de projections de fluides corporels, même les élucubrations d’un certain Georges W. en proie aux stupéfiants ne sont pas stupéfiantes.
Vouloir être irrévérencieux en oubliant parfois (voire souvent) d’être drôle est un pari risqué. Du gore au scatologique, en passant par la nudité gratuite et promotionnelle (en fonction de ce que le CSA aura laissé afin d’éviter l’interdiction au moins de 16 ans), on est loin de la finesse. Mais finalement, de la part de type qui chassaient le hamburger, on va jouer les effarouchés!