Avec Adam Sandler, Christopher McDonald, Julie Bowen et Carl Weathers - 1996 - Universal - 1h40
Et ta critique ?
On poursuit notre collection de comédies sans neurone! On retourne aux sources de l'humour débile d'Adam Sandler. Happy Gilmore rend pourtant heureux.
Adam Sandler ose pas mal de choses dans ses films. Il joue habilement avec le mauvais goût (le mythique ananas dans les fesses d'Hitler dans Little Nicky) et l'humour bêta de sale gosse (le très sympathique Big Daddy).
En Amérique, son humour pourrait ne pas plaire mais Adam Sandler est le premier à avoir compris que l'on pouvait tout faire si on défend les bonnes valeurs américaines comme la famille.
Son système entre déconnade et morale bien pensante se met en place dans le sportif Happy Gilmore. Il joue une joueur de hockey raté qui cherche une solution pour sauver la demeure de sa grand mère. Il se découvre alors un certain talent pour le golf, où son attitude de hockeyeur se fait rapidement remarquer...
Pour sa mamie, Happy Gilmore est un brave gars. Un honnête crétin au bon sens vulgaire mais bon tout de même. Il multipliera les gaffes scato rigolotes pour aider sa gentille mamie. Equilibre parfait de la méthode Sandler, le film ne vire jamais dans le discours réac sur les petites gens maltraités par des bourgeois coincés du c...
Sandler ridiculise d'une manière ludique le récit initiatique qui fait la base de tout film sportif. Il se moque de tout avec un goût sûr pour l'anarchie et la baston. C'est drôle et presque ingénu. Dans ce film, Sandler se taille son costume d'Américain moyen, grande gueule qui refuse de grandir et simplet issu de la culture pop.
Il glorifie avec une joie communicative la candeur et l'humour con comme révélateurs de la bêtise. Il prouve réellement un certain génie comique et démocratise mine de rien l'un des sports les plus élitistes. Avec lui, plus c'est con, plus c'est bon!