Les Belges se font encore entendre. Un nouveau groupe qui a toutes les armes pour faire plaisir à tous les amateurs de rock.
Vismets sera le nouveau bon groupe du mois venu de Belgique. C'est comme ça. La rédaction est en train de se demander si l'actualité du rock belge ne devrait former une cinquième case dans notre découpage de la vie culturelle.
Les Belges ont la chance de faire naître de chouettes groupes, nourris d'un rock pur et des meilleures intentions pour les défendre devant un public large. Les Vismets sont d'autant plus séduisants qu'ils sont les petites frappes du rock belge. C'est du moins ce que veut dire ce mot biscornu en argot local.
Effectivement, ce premier album donne dans le son brut et le synthé assez radical. Heureusement ! Ce sont des sales mômes. Des blousons noirs comme le montre leur pochette en noir et blanc. Il y a de l'énergie à revendre dans leurs titres, assez virils dans l'ensemble.
Ca déroule des riffs raides comme une trique et on se surprend à aimer ce synthé qui vomirait la pop music. Leur boite à rythmes est une base solide et non un tic dogmatique. Ici, ca sent la sueur et la bière. La touche d'électro nous plonge plus dans une ambiance moisie et profondément sombre.
Dans le sillage de leurs compatriotes de Ghinzu, les Bruxellois de Vismets jouent vite et bien. Ils jouent comme si leur vie en dépendait. La modernité fait un duel avec le psychédélique et c'est l'auditeur qui profite parfaitement du crime.
Ils ont bien un look de petits branleurs à lunettes de soleil mais leur électro-rock est résolument plus habité que celui de nos petits artistes dandy pédants. Ici, ca cherche vraiment les embrouilles. La merditude des choses pour reprendre le titre d'un succès très belge.
Les Vismets en font peut être un peu trop mais c'est aussi ça le rock, et c'est uniquement en Belgique que l'on voit cela !