RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Mercredi 23 Mai 2012Art-scène

 Grease

Grease

Jim JACOBS et Warren CASEY

Adaptation de Stéphane Laporte - Mise en scène de Jeanne Deschaux et Olivier Benezech - Avec Cécilia Cara, Djamel Mehnane, Amélie Munier et David Ban - Théâtre Comédia, 4 boulevard de Strasbourg 75010 Paris - Tél. 01 42 38 22 22

Et ta critique ?




Trente ans après son succès au cinéma, Grease est au Théâtre Comédia en version française pour deux heures de revival 50's et de tubes ancrés dans la mémoire collective : "You're the one that I want, ouh ouh ouh" !


Inutile de présenter Grease. Son succès planétaire au cinéma à la fin des années 70 dans la foulée de La fièvre du samedi soir a définitivement installé cette comédie musicale au Panthéon du genre. Et accessoirement assuré la célébrité de John Travolta et Olivia Newton-John.

Il ne faut pourtant pas oublier que Grease est avant tout un spectacle écrit par Jim Jacobs et Warren Casey pour Broadway où il fut créé en février 1972. C'est donc bien un retour aux sources que propose le Théâtre Comédia avec une version française (presque) intégrale.

A la manœuvre, quelques vieux routiers du genre à commencer par le trio Stéphane Laporte pour l'adaptation, Jeanne Deschaux et Olivier Benezech pour la mise en scène, qui avaient déjà collaboré il y a deux ans sur le musical Un violon sur le toit présenté au Théâtre Comédia d'abord, puis au Casino de Paris.

Sur scène une volée de jeunes pousses enthousiastes qui ne ménagent pas leur peine pour faire oublier leurs illustres devanciers dans le cadre étroit d'un décor outrageusement symboliste : Elvis Presley, Marylin Monroe (tiens, pas de James Dean !) et Road 66 en fresque géante pour bien situer l'époque.

Et il faut reconnaître que l'ensemble fonctionne plutôt bien si l'on accepte de prendre au premier degré cette reconstitution fantasmée - donc kitsch - d'une Amérique des années 50 où tout n'est que rock, bagnoles, drague et gomina. Les chorégraphies sont enlevées et les chansons, connues de tous les spectateurs, remportent chaque fois un succès d'autant plus total que les titres phares - You're the one that I want, We go together et Summer nights - ont été conservés dans leur version originale.

Le seul bémol vient peut-être de Cécilia Cara (Sandy) et Djamel Mehnane (Danny), interprètes des deux rôles principaux qui, sans réellement démériter, souffrent de la comparaison avec leurs illustres devanciers sur grand écran. A l'inverse, les voix et la présence d'Amélie Munier (Rizzo) et de David Ban (Kenickie) donnent au spectacle une densité salutaire et le piment indispensable à cette histoire somme toute un peu mièvre de lycéens boutonneux en proie aux affres du premier amour.

Mais ne boudons pas notre plaisir de voir Paris renaître à ce genre trop longtemps considéré comme l'apanage des anglo-saxons. Après Cats, Cabaret, Fame et quelques autres moins réussis, Grease perpétue cette nouvelle bonne habitude (en attendant Victor Victoria l'année prochaine).


Jules Hégime

© Etat-critique.com - 30/10/2008