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Mercredi 23 Mai 2012Musique

 Grand National

Grand National

The JOHN BUTLER TRIO

(Atco - 2007)

Et ta critique ?




Voilà un trio de rock indépendant venu d’Australie et autoproduit. Mené par le fringant chanteur John Butler, également compositeur et multi-instrumentiste, ce groupe dégage d’emblée une impression d’énergie positive que l’on retrouve en concert.


Après l’album Sunrise Over Sea en 2004, qui connaît un succès fulgurant puisqu’il est disque d’or dès la première semaine, le groupe nous livre en mars 2007 son troisième et dernier opus Grand National. Il s’offre à cette occasion les services de l’ingénieur du son Mario Caldato Jr. (Beastie Boys, Beck, G Love).

Là encore, le groupe poursuit joyeusement son exploration du mélange folk, rock, blues, country sans oublier l’essentielle pincée de reggae. C’est à cette approche philanthropique d’ouverture sur l’autre qu’il doit aussi son succès.

L’album débute par Better than, morceau enlevé et dansant, anti-consumériste dans lequel il nous incite à apprécier ce que l’on a pour être heureux plutôt que de lorgner l’herbe du voisin supposée plus verte. Mais le morceau suivant Daniella, chanson d’amour destiné à la femme de Butler, casse un peu le rythme amorcé. Il faut attendre Funky Tonight pour réactiver l’élan groovy : on entend là un Butler qui part dans des solos de guitare et s’éclate à jouer de son fameux banjo. Caroline est une ballade à l’ambiance romantico-nostalgique et à l’intensité croissante, soutenue par pléthore de violons.

Mais c’est sans doute Gov did nothing qui interpelle le plus nos oreilles de mélomanes. Elle débute par le bruit de la pluie et des hélicoptères, puis, viennent se fondre dans le décor, d’abord de magnifiques backing vocals (rappelant celles de Great Gig In The Sky des Pink Floyd) suivies de cuivres. Tout cela confère une émotion particulièrement prenante à ce morceau qui évoque les désastres causés par l’ouragan Katrina et la détresse de la population. Il condamne l’immobilisme du gouvernement Bush et sa lenteur à apporter une aide à cette population trop noire.

Enfin, l’album se termine avec deux titres pêchus et très rock’n roll Devil running et Fire in the sky.

Homme et musicien engagé, écologiste convaincu, on perçoit à travers les textes et la musique de Butler, une recherche de sérénité et sa volonté de déclencher une prise de conscience chez son public.

Allez, bonne écoute et… PEACE AND LOVE, MAN ☺

Pour les intéressés : www.johnbutlertrio.com







 

 


Marie Gallego

© Etat-critique.com - 22/09/2008