Si vous n’avez pas d’adolescentes a coté de vous, vous ne connaissez pas Gossip girl, libre adaptation en série de bouquins pour petites filles modernes. Quand Beverly Hills rencontre Dallas. Tout un programme.
La série est diffusée depuis peu en France. En quelques épisodes, elle cartonne et beaucoup de collégiennes et de lycéennes parlent désormais des déboires de Serena van der Woodsen et de ses amis si beaux et si riches.
Qui se cache derrière ce doux nom qui arrache les oreilles? Une blondinette assez mignonne qui revient, après une étrange disparition, dans le microcosme fermé et codifié des gosses de riches de Manhattan.
Elle a un lourd secret et les rumeurs ne sont pas très amicales. La blonde a le don d’énerver une brune. Blair. Elles sont lycéennes dans le même bahut et très vite, elles s’opposent. La blonde cherche la paix et la tranquillité. Le brune aime les querelles et les disputes.
Heureusement, pour se réconcilier ou faire la paix, il y a les boutiques luxueuses de la cinquième avenue. Il y a la dégustation d’un cocktail sans alcool dans un bar lounge. Il y aussi les garçons. Eux, ce sont des bellâtres au QI proche du bigorneau.
Gossip girl prend le décor de Sex & the city, les personnages de Beverly Hills, la BO de Newport Beach (ce sont les mêmes créateurs) et recopient les intrigues de Dallas. L’intelligence ne dépasse pas celle des Teletubbies.
C’est amusant de voir comme, depuis Beverly Hills, les auteurs arrivent à renoncer à toute idée nouvelle tout en changeant le décor de ses " drama " pour public jeune: la campagne pour Dawson, la Californie pour Newport Beach ou la banlieue pour Les frères Scott.
Cela n’empêchera pas les petites filles de rêver devant la douceur diaphane de Serena la niaise. Elles prendront un malin plaisir à imiter la perfidie de Blair.
Elles colleront des posters des garçons sur les mur. Et si vous vous disputez avec elles, elles préféreront toujours les parents millionnaires de la série. C’est vrai que ca vaut le coup d’œil : des vieux rockers, des industriels aristocratiques et des mères forcément coupables de beaucoup de choses.
Vous l’aurez compris : c’est un beau cadeau (empoisonné) pour les jeunes filles et c’est, paraît il, moins pire que la nouvelle version de Beverly Hills. On a hate d’être au prochain Noël.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 05/12/2008