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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Good morning England

Good morning England

Richard CURTIS

Avec Bill Nighy, Tom Sturridge, Philip Seymour Hoffman et Rhys Ifans – StudioCanal – 6 mai 2009 – 2h15

Les commentaires

Radio Caroline

Le 17/05/2009

Un vrai vent de fraîcheur et de nostalgie passe dans ce film, inspiré de la véritable histoire de Radio Caroline, qu'on peut trouver décrite sur la page ci-dessous.

http://pagesperso-orange.fr/tvignaud/offshore/caroline/fr-offshore.htm

Et ta critique ?




Le réalisateur de Love Actually s’émerveille longuement du flower power des années 60. La croisière s’amuse ! Nous aussi !


Commençons par les défauts du film. Il est beaucoup trop long. Plus de deux heures. Le rythme chancelle autour de quelques personnages joyeusement enfumés et passionnés de pop music. En plus, il n’y a pas vraiment d’histoire.

Elle s’articule vaguement sur le dépucelage d’un jeune homme et les délires des drilles de la mer. On arrête là les critiques ! Good morning England est un super remède à la morosité ambiante. Richard Curtis, scénariste des plus grandes comédies romantiques anglaises, se fait moins sentimental pour croquer les années 60 et l’émergence de la pop dans la culture britannique.

Sur un bateau, une bande de DJs complètement fous se démène pour que la musique s’invite dans tous les foyers du Royaume Uni. Les radios pirates agacent le gouvernement mais les contrebandiers de la musique échappent à tous les pièges grâce à la bonne humeur que leur offre la musique.

Il n’y pas vraiment de scénario dans Good Morning England. Il y a juste une dizaine de personnages, marginaux, excessifs et délirants. Le patron de Radio rock est un dandy dégingandé faussement détaché qui profite de l’interprètation du meilleur acteur anglais actuel, Bill Nighy.

Depuis 4 mariages et un enterrement, Richard Curtis a fréquenté tout le gratin des comédiens britanniques et propose ici un casting étonnant, fait de seconds rôles tous savoureux et attachants. Pas de têtes d’affiches (des valeurs sûres pour les rôles charismatiques) mais des acteurs lunaires et assez improbables.

Sans grande direction indiquée, le scénario se repose sur les micros événements qui vont marquer ces moussaillons de la musique. La nonchalance va finalement bien à cette évocation de la libération des mœurs par la musique.

Curtis célèbre l’utopie et l’espoir des années 60. Il s’émeut de l’importance de la musique dans l’existence. C’est un peu naïf. Généreux, le cinéaste en fait trop dans une représentation gentillette de l’époque mais sa galerie de zouaves épris de rock et de liberté est réjouissante.

Les défauts disparaissent rapidement. On apprécie la bande son. On se marre devant les provocations désormais dépassées. On adore les membres d’équipage de ce love boat d’un nouveau genre. On se souviendra de Kenneth Branagh en ministre pisse froid. On ne peut que vous conseiller de tenter la croisière la plus festive du moment !



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 08/05/2009