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Mercredi 23 Mai 2012Art-scène

 Good Morning, Mr. Gershwin

Good Morning, Mr. Gershwin

José MONTALVO et Dominique HERVIEU

7 janvier au 7 février 2009 Théâtre National de Chaillot 1 place du Trocadéro 75116 Paris www.theatre-chaillot.fr

Les commentaires

red devils

Le 01/02/2009

Je ne partage pas cet enthousiasme.
Je sors de la représentation de cette après midi.
J'ai trouvé une mise en scène manquant de poésie. Un écran géant qui écrasait les danseurs, quelques scénes décaléés pas du meilleur goût. Aucune envie d'applaudir sauf à la fin dans le dernier chant.

Et ta critique ?





Ce spectacle est un tour de magie !

Chorégraphier de la danse contemporaine sur de la musique classique sans être élitiste : il le fait. Accorder des danseurs de tous les horizons et de tous les styles sans être disparate : il le fait. Explorer une époque et un pays, sans stéréotype : il le fait. Mobiliser des techniques sonores et vidéo sans tomber dans le gadget : il le fait. Faire preuve de rigueur, d’une incroyable précision et d’une grande virtuosité, avec un résultat généreux, vivant, drôle parfois et profondément humain : il le fait.

 

Sur la musique de G. Gershwin, la compagnie explore les thématiques de l’Amérique des années 20 : ambiances de fête et d’insouciance des années folles d’une part, difficultés sociales et détresse des populations noires aussi.

 

Les danseurs nous entraînent dans un tourbillon d’énergie qui ne tarit pas du début à la fin du spectacle : légers comme des plumes, désarticulés comme des pantins, précis comme des chats … Tous sont parfaitement liés, mais chacun apporte la particularité de sa physionomie et de son style. Longtemps après le spectacle, on se souvient de chacun d’eux avec une étonnante précision tant ils sont particuliers. C’est la magie de ce spectacle : avoir su trouver les points de fusion entre chacun de ces danseurs, la musique, et la vidéo, pour donner une œuvre forte de sa cohérence  sans rien sacrifier à la diversité.

 

L’envie d’applaudir vous démange les mains pendant 1h20 sans que le rythme des enchaînements ne vous en laissent le temps, il faut attendre la fin pour laisser éclater sa joie et son admiration : ne vous en privez pas !


Sophie Leenhardt

© Etat-critique.com - 19/01/2009