Avec Matthew Breoderick, Jean Reno, Hank Azaria et Maria Petillo - Columbia - 1998
Et ta critique ?
Emmerich a toujours voulu être Spielberg. Ce dernier a fait Jurassic Park. Emmerich (re)fait Godzilla. Et l’élève n’est pas près de dépasser le maître.
Godzilla est tout d’abord un délice pour les Français : ils sont les rigolos du film. Ils s’appellent tous Jean quelque chose ! Jean-Philippe ! Jean-Bernard etc. C’est le running gag du film.
Même l’acteur se nomme Jean Quelque chose. Jean Reno. Notre grand bleu s’exporte bien à l’étranger et il est donc le chef des espions. En agent infiltré, il est aussi discret qu’André Rieu à la Techno Parade!
On est donc ridicule ! On l’a bien cherché ! On a osé faire des essais nucléaires avec l’arrivée de Chirac au pouvoir. A cause de nous, l’écosystème a été modifié et un gentil lézard est devenu un dinosaure atomique géant.
Comme ses illustres ancêtres japonais, le monstre va se diriger vers une grande ville, New York et tout casser pendant que les militaires tentent d’arrêter la bestiole avec des moyens finalement dérisoires.
Pendant ce temps, Jean Reno et ses froggies n’aiment pas le café américain. Matthew Broderick tente de se remettre avec sa copine, une bécasse qu’on aimerait voir vite avalée par Godzilla. Les autres comédiens se plaignent du mauvais temps et des conditions de travail pluvieuses.
A l’époque, les effets digitaux avaient besoin de la pluie et de la nuit pour être le plus efficace possible. Avant, le monstre était juste un type dans un déguisement installé au milieu de maquettes désuètes ; là, le monstre est agile et joue à cache-cache avec supercopter.
Le jeu du chat et de la souris dure plus d’une heure. Comme Emmerich et son fidèle scénariste, Dean Devlin ne savent pas comment finir, ils rendent hommage à Spielberg. La fin de Godzilla est un décalque hilarant de Jurassic Park. Les vélociraptors sont imités par des mini godzilla fraîchement sortis de leurs coquilles. A la fin du film, la seule chose que l’on retient c’est que le réalisateur de Stargate est le plus fêlé des yesmen américains.