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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Gladiator

Gladiator

Ridley SCOTT

Avec Russell Crowe, Joaquin Phoenix, Connie Nielsen et Djimon Hounsou Universal – Sortie 20 juin 2000 – 2h35

Les commentaires

Thibault Dablemont

Le 22/03/2009

Personnellement, j'ai trouvé ce film aussi lourd et sans finesse que l'est son interprète principal !
Heureusement qu'il y a Joaquim Phoenix pour relever un peu le niveau, et encore ce n'est pas là son meilleur rôle.
Pour ma part, on matière de Ridley Scott, je m'en tiendrai donc à Alien et Blade Runner.

Et ta critique ?




Nanars, chefs d'oeuvre, séries B, curiosités... Etat Critique vous offre une rétro de la décennie écoulée tout en dvd. Aujourd'hui, on met une jupe et on se bastonne sévère, pour le bonheur du public!


A l’aube de l’an 2000, Ridley Scott est un has been décevant. Ce n’est plus le réalisateur de Alien et Blade Runner mais le responsable de 1492 ou A armes égales.

Le cinéaste connaît une dangereuse baisse de tension dans les années 90 et lorsqu’il s’essaie au péplum, on se demande s’il n’est pas simplement barge. Des acteurs inconnus, un genre délaissé, franchement on ne saisit pas tout de suite.

Gladiator est donc le film de la résurrection. Il y en a plusieurs. Le péplum retrouve les faveurs des producteurs grâce aux images de synthèse capables de reconstruire des cités antiques à moindre coût.

Le genre ne faisait plus parler de lui depuis des décennies. Populaire, il fut abandonné aux Italiens, qui détruirent le genre avec Maciste et autre héros perdus dans des nanars grandioses.

Ici, il n’y pas d’anachronisme (on devine un jean dans un plan discret) et de fantastique. C’est un péplum avec ses figures imposées et respectées. Il y a le complot, le fourbe, les batailles et le héros charismatique.

Il s’agit donc de Maximus pris au piège par Commodus, fils ingrat qui veut devenir empereur à la place de son vieux père. Une bonne grosse tragédie que Ridley Scott survitamine par son sens du spectacle.

Car revoilà le visionnaire que l’on a admiré. Le genre va parfaitement bien au réalisateur. Pas très nuancé, il sait néanmoins imprimer des images sur nos rétines. Le coté fastueux de Rome et de ses sombres intrigues va bien au style baroque de Scott.

Comme dans ses premiers films, il retrouve le thème de la civilisation. Comme dans Blade Runner, il interroge le spectateur sur les valeurs d’une société et surtout cherche la barbarie qui sommeille dans une civilisation.

Cependant tout cela reste un grand spectacle avec d’impressionnantes scènes d’action. Ridley Scott ressuscite et en plus, confirme tout le bien que l’on pensait de Russell Crowe.

Vu dans Mort ou vif et Révélations, il devient le visage du héros des années 2000. L’acteur n’a jamais cherché la facilité et donne de la profondeur à des personnages stéréotypés.

Le film n’est pas le chef d’œuvre définitif mais c’est à coup sûr un moment important dans la production de la décennie. Les effets spéciaux permettent des visions monumentales qui vont se multiplier dans les années suivantes. En plus de libérer un cinéaste, Gladiator a rénové une ambitieuse idée du film historique.

Autres films :

Troy de Wolfgang Pertersen

300 de Zack Snyder

Kingdom of Heaven de Ridley Scott


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 16/03/2009