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Mercredi 23 Mai 2012Musique

 Give me that slow knowing smile

Give me that slow knowing smile

Lisa EKDAHL

(RCA - 2009)

Les commentaires

philsendek

Le 03/04/2009

J'avais envie de chroniquer la charmante Lisa mais tu as tiré le premier !

Et ta critique ?




La blonde suédoise abandonne les délices du jazz pour glisser sur une pop sucrée. Le voyage se fait en douceur et Lisa Ekdahl suggère tout le plaisir de son espièglerie.

Depuis quinze ans, la blonde Lisa Ekdahl chante du jazz avec une voix d’enfant et un accent un peu raboteux. La Suédoise s’est accaparée la chanson It’s oh so quiet avec une aisance qui restera légendaire.

Le jazz vocal célèbre les Américaines mais Lisa Ekdahl s’est fait une place à part au près du public français. Son charme nord européen a toujours opéré sur l’Hexagone.

Ce petit bout de femme séduit avec quelques notes ouatées et une belle connaissance du jazz puis de la bossa nova. Elle veut visiblement encore changer de registre.

Son nouvel album est résolument pop. Rien de sophistiqué. Tout en douceur comme toujours. Après des albums suédois, elle revient à l’anglais et l’accompagne d’une orchestration jazz rock, tentée par le gospel.

On appréciera tout particulièrement la guitare, capricieuse, rugueuse mais habitée (spécialement sur le meilleur morceau de l’album, When). Les apparitions des cuivres réchauffent toujours. Une chorale s’amuse à nous surprendre. La fille de Stockholm ne renie pas son passé et l’applique sur des compositions plus libres.

Entre pop et folk, les nouvelles chansons de Lisa Ekdahl ont le mérite d’étonner. Ensuite, elles composent une ensemble cohérent et très appréciable. On pense plus à Tori Amos qu’à Norah Jones.

La voix fluette de Lisa Ekdahl dépasse l’habituelle mélancolie de ce genre d’exercice. La fragilité se tend sur des mélodies pas si lisses qu’on l’imaginait. Discrète, Lisa Ekdahl ose sans crier gare et le résultat conserve toute la grâce de l’auteur.

On lui donne avec plaisir, le sourire qu’elle demande dans le titre. On la remercie aussi pour ses quelques (nouvelles) minutes de tendresse.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 03/04/2009