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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Ghost Rider

Ghost Rider

Mark Steven JOHNSON

Et ta critique ?




Un super héros est un objet fragile, qui demande une extrême précaution lors de son utilisation sur grand écran. Il ne faut pas s’étonner du résultat lorsque l’on confie un personnage aussi compliqué que Ghost Rider au manchot qui a déjà fait passer Daredevil pour un gros neuneu rougeaud. Au sixième degré, cette adaptation est tout juste regardable.

C’est sans surprise que Ghost Rider trouve sa place entre Elektra ou The Punisher, deux trahisons à des super héros qui n’avaient rien demandé. C’est d’autant plus dommage que Ghost Rider n’est pas ce super boy scout de Superman : il reste un héros hanté par de vieux démons.

Comme Spawn ou Hellboy, Ghost Rider est le sbire de Lucifer(joué par Peter Easy Rider Fonda). Comme ses camarades, il se retourne contre son maître pour faire le bien autour de lui. Hélas, le réalisateur Mark Steven Johnson, gomme toute ambiguïté chez le personnage. Le héros est donc un motard qui se transforme hell’s angel à tête de mort enflammée (tout un concept) et qui va tout faire pour sauver son amour de jeunesse. Même un épisode d’Hélène et les Garçons était moins cruche.

Moins terrifiant que l’ankou en Bretagne, ce super héros a donc une grosse moto qui fait des flammes, des ennemis ressemblant à un boys band gothique et une copine aussi tartignolle que sexy (Eva Mendes quand même).

Hélas, il ne possède pas de scénario écrit et travaillé : il a dû être rédigé au feutre gras sur un ticket de métro. Les personnages sont d’une platitude indigente. L’intrigue est inexistante. Aucune rigueur n’est tenue dans le développement. Autant vous dire qu’au milieu de tout cela, l’interprétation de Nicolas Cage fait assez peine à voir. La moumoute de Peter Fonda joue mieux que lui !

Auteur d’un catastrophique Daredevil, Mark Steven Johnson surprend encore par une direction artistique ignoble. Le film devrait faire plaisir aux fans de tuning ou aux amateurs de Nascar. Les images s’apparente à une publicité commandée par l’office du tourisme du Texas. Les effets spéciaux sont grotesques, pas du tout cachés par des décors en carton. A moins d’être amateur de nanars (ce qui est le cas de votre serviteur), il faut être prévenu : c’est mal foutu, mal écrit et mal joué. Ghost Rider est, dans le genre, le mal à l’état pur !


Pierre Loosdregt © etat-critique.com février 2007

© Etat-critique.com - 25/02/2007