Avec Tim Allen, Sigourney Weaver, Alan Rickman et Justin Long - 2000 - Dreamworks - 1h35
Et ta critique ?
A l’heure des bilans en tout genre, on préfère ressortir des films qui ne seront pas dans les best of et les classements hype. On célèbre des œuvres discrètes mais sincères et qui pourtant on continuait de squatter nos mémoires. On commence logiquement par l’année 2000.
En 2009, Star Trek est devenu un objet à la mode. En 2000, on taquinait cette mythologie populaire dans Galaxy quest, l’une des grandes comédies de la décennie et une discrète sortie sur notre territoire nationale.
Tim Allen, star de la télévision, joue un acteur has-been, connu pour son rôle dans une saga de science fiction qui a des fans complètement tarés. Il subit des conventions loufoques et l’aigreur de ses camarades de série, tous désabusés par une carrière qui n’a jamais démarré finalement.
Tous survivent grâce au souvenir de Galaxy Quest. Toute ressemblance avec la réalité est volontaire. Et de véritables extraterrestres vont confondre le show avec la réalité. Ils ont capté la série et se sont inspirés de Galaxy Quest pour leur civilisation. Martyrisé par le capitaine Sarris et ses mercenaires, ils font appel à leurs idoles…
Le réalisateur, Dean Parisot, vient de la télévision. Tout comme Tim Allen et Tony Salhoub. Galaxy quest est un produit qui félicite les vertus de la télévision et derrière, les qualités de la fiction ! Le film ne s’oppose jamais à la culture geek. Il est l’un des premiers films à ne pas se moquer des nerds et des fans de séries fantastiques. Sous l’impulsion de Judd Apatow et JJ Abrams, ils prendront plus tard le pouvoir.
Galaxy quest est une comédie très généreuse. Le rythme est haletant et l’humour grimpe de degré en degré. Tout le monde peut y trouver son compte. Parodiant les blockbusters (la même année, Travolta se plante dans les grandes largeurs avec Battlefield earth), c’est un film américain idéal où tout est dosé parfaitement.
Les effets spéciaux servent un scénario habile. Le cynisme est totalement absent du film. L’imagination au pouvoir, tel pourrait être le slogan du film. Les acteurs se donnent à fond. Les respectables Sigourney Weaver et Alan Rickman se régalent et on découvre aussi un talent en train d’éclore, le fou Sam Rockwell.
En évitant le piège de la satire trop appuyée, le film pervertit tout de même les conventions et prend un malin plaisir à transformer de mignons aliens en cannibales féroces. C’est une des nombreuses idées qui a donné à ce produit anodin, une force ïnouie et un souvenir durable. Never give up, never surrender !