RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Mercredi 23 Mai 2012Musique

 Gainsbourg 2008 / Cité de la Musique

Gainsbourg 2008 / Cité de la Musique

Serge GAINSBOURG

Cité de la Musique - 221 av J.Jaurès 75019 Paris - Du mardi au jeudi de 12h à 18h Vendredi et samedi de 12h à 22h Dimanche de 10h à 18h . Entrée : 8€

Les commentaires

Nyme

Le 14/02/2009

Hyper déçu ... jolie scèno mais une disposition comme ça ça donne juste envie aux gens de tracer vite et de boucler l'expo en vitesse ! On se demande si les organisateurs savent qu'une expo comme ça va ramener du monde et qu'il serait intelligent de penser l'espace en conséquence.
De belles photos mais des tirages et un éclairage moyen, le comble pour la cité de la musique c'est l'installation sonore vraiment pas à la hauteur, ou trop justement, mettre les enceintes en l'air c'était pas vraiment la bonne idée selon moi. C'est super car ça diffuse bien le son, sauf quand t'as une vingtaine de videos qui tournent en même temps c'est la cacophonie et faut tendre l'oreille pour bien entendre les inters ou commentaires
bref déception car le site et la brochure donnaient vraiment envie

Et ta critique ?




Il aurait eu 80 ans le 2 avril 2008 et le 2 mars 2009, ça fera 18 ans qu’il est mort . Toujours avide d’indices sur ce personnage complexe et fascinant, on attendait beaucoup de cette expo-hommage. Beaucoup trop ?

En attendant que l’hypothétique projet de musée dans son repaire du 5bis rue de Verneuil voit le jour peut être un jour (c’est Charlotte qui l’a promis…), prenons la queue (je pense queue, oudouwadouwa) dont le colimaçon démarre dès la porte d’entrée de la Cité de la Musique. Queue d’une taille raisonnable en apparence (quoique) mais dont le débit au goutte à goutte est éprouvant comme une torture chinoise…Une heure trente plus tard, sésame en mains, on pénètre enfin l’antre obscure, grande pièce unique où :

. on s’engage le long d’une longue vitrine où trônent de façon classique autoportrait à la peinture (1957), portrait de Charlotte à l’encre, Remington portative, statue d’écorché en carton bouilli, autographes et manuscrits divers, feuilles volantes, blanches ou à en-tête d’hôtels, sur lesquelles ont été jetées de façon apparemment très désinvolte, voire négligée, les paroles des chansons (cet art mineur, qui ne méritait pas mieux, apparemment) où on repère les essais de rimes biffés au milieu des strophes passées à la postérité.
Intéressant, parfois émouvant, mais un peu short quand même…et surtout quasiment dénué d’explications, dans le style gros mélange-vous en tirez ce que vous voulez.

. on erre au sein d’un dédale constitué de piliers lumineux (24 en tout) eux-mêmes composés sur chacune de leurs quatre faces de photos rétro-éclairées et d’écrans vidéo dans une proportion respective approximative de deux tiers/un tiers. Chaque écran vidéo diffuse un film distinct et émet la bande son qui va avec. Alors bien sûr, pas n’importe quoi n’importe comment : chaque pilier a un sens, tout ce parcours répond à une logique thématique précise (exemples : autour de l’album Rock Around The Bunker, on diffuse des extraits des films Portier de nuit de Cavani et Les Damnés de Visconti ; autour du premier album reggae Aux armes etc…on retransmet le journal télévisé de l’époque sur le scandale de la Marseillaise avec les paras à Strasbourg ; des fois c’est des pubs, des fois c’est des interviews, des fois c’est des clips, des fois c’est des trucs qu’on sait pas pourquoi c’est là – mais il y a forcément une raison que seuls les très intelligents pas comme nous peuvent associer -…vous voyez un peu l’idée ?) . Les piliers étant distants entre eux d’environ 2 mètres, inutile de vous décrire la cacophonie ambiante, elle-même subtilement agrémentée (en diffusion générale cette fois) d’une « réalisation sonore inédite » (musiques et textes lus par Charlotte, Vanessa Paradis, Juliette Gréco, Bashung, Jane Birkin, Bambou …).
Sur les quelques murs libres, de très cheap fiches à thèmes, de format A4, collées, sûrement très intéressantes mais péniblement lisibles.
Fastidieux, complexe, intello et finalement superficiel…car après s’être accroché un moment, on finit vite par jeter l’éponge devant cette somme de concepts obscurs, froids et bruyants.

Observant tout cela, stoïque et silencieuse sur son estrade, la statue métallique de l'homme à tête de chou, assise, la bite à l'air.

Il reste une petite salle sur le côté qui expose une collection de pochettes de 45Tours de Gainsbourg et de ses interprètes. Aucun intérêt sauf pour les discophiles psychiatriques.

 Enfin, en libre accès, quelques ordinateurs qui proposent les incontournables parcours audiovisuels autour de l’artiste. Bien entendu pris d’assaut par des hordes de sales gosses saturés par l’ennui (merci papa merci maman) qui s’acharnent méchamment sur les écrans tactiles au son peut être de Love on the Beat ou de Vu de l’extérieur dans un casque qui ne finira sans doute pas la journée.

Une demi-heure montre en main et un désagréable sentiment de confusion à la frustration mélangé.
Peut être Gainsbourg, encore trop vivant, n'était-il pas encore prêt à entrer au musée ?


Roland Caduf

© Etat-critique.com - 05/01/2009