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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 GI Joe: le réveil du cobra

GI Joe: le réveil du cobra

Stephen SOMMERS

Avec Christopher Eccleston, Sienna Miller, Marlon Wayans et Rachel Nichols - Paramount - 5 aout 2009 - 2h

Et ta critique ?




Vous prenez tous les gadgets des films de James Bond et vous obtenez un machin américain particulièrement abrutissant. A rendre fou un playmobil !


Le héros a un regard de bovin, un gros cou, des muscles et une grosse mitraillette. C’est un militaire américain donc il n’a peur de rien et surtout pas de super mercenaires aidés par des machines volantes futuristes.

Il est même rassuré lorsqu’il est approché par la force GI Joe, un groupe de soldats suréquipés venus de tous les horizons. Musclor peut alors être content : il n’est plus tout seul pour lutter contre un vilain vendeur d’armes qui aimerait bien faire tomber la Tour Eiffel pour se venger des Français.

Ce qui va arriver et qui restera la valeur ajoutée du film, proche de la propagande pour l’armée. Les GI Joe sont jeunes, beaux, musclés. Même les filles sont canons. Ils ont des super armes qui font des trucs assez incroyables et délirants.

Ils mènent une vie trépidante (fatigante en terme cinéphile) et défendent la liberté avec des missiles et des flingues énormes. Stephen Sommers (La momie, Van Helsing) piquent toutes les inventions de James Bond et les met dans son film.

Depuis que Daniel Craig fait battre un cœur à l’agent 007, les gadgets n’ont plus leur place. Sommers, qui ne fait jamais dans la demi mesure, réunit la base sous-marine, les armes sophistiquées, les scientifiques fêlés, les apprentis maîtres du Monde, les avion supersoniques, les sbires qui servent au tir aux pigeons et même des ninjas !

Avec tout cela, le réalisateur a perdu son scénario dans cette cascade technologique. Inspiré par les figurines pour enfants, le film met donc en scène des pantins limités à leur fonction de spectacle pour bouffeurs de pop corn. Même les playmobils sont plus expressifs.

Pendant deux heures, on assiste à un blockbuster dégraissé de toute neurone (Hasbro, la compagnie de jouets, a aussi produit Transformers 2 cette saison), osant des choses qu’on ne pensait plus voir. On peut en rire mais franchement on serait plus tenter de ressortir ses legos et inviter les plus jeunes à éviter ce bidule militariste d’un autre temps.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 30/08/2009