Avant toute chose, deux mots d’histoire. D’histoire du rock pour être précis.
Quatre noms à retenir, ceux des "sans qui rien n’aurait été possible" : Elvis Presley pour avoir été le premier blanc à chanter comme un noir, les Beatles pour avoir TOUT inventé en matière de pop musique, les Rolling Stones pour un tas de raisons trop longues à lister ici et les Clash pour avoir ouvert la porte du rock à toutes les influences extérieures.
Au crépuscule des années 70’ The Clash, issu du mouvement punk mais doté d’un songwriter idéologue hors pair (Joe Strummer), d’un guitariste-compositeur virtuose (Mick Jones), d’un batteur exceptionnel (Topper Headon) et d’un bassiste fou (Paul Simonon) a su faire exploser les barrières de la musique pop-rock pour explorer tous les genres (reggae, ska, techno, rap…) et les fusionner dans une musique de toutes les exigences, de tous les respects, mais surtout de toutes les énergies. C’est cette énergie salvatrice que From here to eternity (quel titre !) fait renaître vingt ans plus tard avec ces 17 titres enregistrés en public au fil des tournées qui n’ont jamais cessé entre 1977 et 1982.
Ces quatre-là, pris séparément n’ont jamais été des petits génies du rock comme on rencontre ici ou là. Mais ces quatre là, ensemble sur scène ou en studio, ont certainement formé le meilleur groupe que l’on ait vu depuis très très longtemps.
Ceux qui ont moins de 70 ans pleurent de n’avoir jamais vu le King (le vrai) sur scène.
Ceux qui ont moins de 60 ans pleurent de n’avoir jamais vu les Beatles sur scène.
Ceux qui ont moins de 50 ans peuvent pleurer de n’avoir jamais vu les Clash sur scène (je sais de quoi je parle !).
Cet album superbe restitue admirablement l’urgence de ce groupe fondateur. À écouter et écouter encore pour savoir ce que sincérité veut dire.