Avec Anton Yelchin, Colin Farrell, Imogen Poots et David Tennant - Touchstone - 14 septembre 2011 - 1h55
Et ta critique ?
Enfin un vampire qui a les crocs! On avait un peu oublié que ca pouvait être méchant, cette bestiole là!
A cause de Twilight et Vampire Diaries, les vampires n'étaient que des gravures de mode à la sexualité honteuse et défenseurs d'un ordre amoureux et moral. Seul True Blood conservait la bestialité du vampire, objet hyper sexuel et marginal redouté de la société!
Le remake de Vampires vous avez dit vampires reprend cette théorie. Colin Farrell, complètement en roue libre mais magnétique, joue cet obscur objet de désir. Il a les épaules confortables, un marcel moulant et un regard ténébreux. C'est un vrai prédateur dans une banlieue isolé de Las Vegas!
Normal alors que Charley, adolescent complexé, remarque son nouveau voisin. Les hormones du jeune homme sont en train de bouillir. A son âge, on perd des amis ringards et on gagne des petites amies. On grandit. On change. Ce Fright Night joue sur les sous entendus sexuels sans vergogne.
Ce qui est pas mal quand on sait que Twilight fait dans le conservatisme quasi religieux! Avec un vampire assoiffé, l'histoire de Fright night parle d'abord de cul! Le sexe hante le jeune héros. Le sexe piège les victimes du carnassier. Le sexe est un enjeu identitaire pour un nerd qui s'interroge sur son affection pour le héros. Le sexe titille tous les personnages de Fright night!
Ca devient quasiment une étude de moeurs! Le réalisateur Craig Gillepsie n'a rien gommé de l'aspect subversif du vampire. Fright night n'est pas un produit de consommation si anodin. Le remake se justifie justement par cette réappropriation du mythe.
On peut tiquer sur quelques temps morts ou des personnages qui grimacent un peu trop (à départager: David Dr Who Tennant ou Christopher Supergrave Mintz Plasse), cependant Fright night est une vraie tentative de film sanglant et ne se met pas de barrière pour plaire au grand public, si castrateur pour les producteurs hollywoodiens.
L'hémoglobine est là. Quelques scènes sont d'une virtuosité assez rare dans les séries B. Se ressent de temps en temps une ambiance poisseuse et luxurieuse du plus bel effet. Toni Colette et Imogen Poots sont des proies consentantes. Il y a des défauts mais il faut reconnaître que les qualités sont plus nombreuses. Ce qui est pas mal du tout pour un remake! Un film qui ne manque pas de mordant (pardon, c'était trop tentant)!