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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Friday nights lights

Friday nights lights

Peter BERG

Avec Kyle Chandler, Connie Britton, Taylors Kitsch, Aimee Teegarden - Universal - 2006 - coffret en import

Et ta critique ?




Bienvenue à Dillon, Texas. Petite ville du sud des États-Unis. Comme toute ville américaine qui se respecte, Dillon dispose de son concessionnaire de grosses voitures, son grill, son fast food, son école et surtout son équipe de Football Américain.


Cette équipe est le point central de Friday Night Lights, la série américaine la plus populaire et la moins regardée à la fois. On y retrouve Eric Taylor (Kyle Chandler vu dans Demain à la Une) en coach pédagogue.

Son but, faire gagner le bowl (le championnat d’état) à Dillon qui ne l’a pas gagné depuis trop longtemps au goût des habitants de la bourgade. Coup de pot, un de ses anciens apprentis, Jason Street, quaterback (un rôle clé et déterminant pour une équipe) qui fait des étincelles on the field, est dans son équipe.

Une arme fatale pour le Coach Taylor qui ne compte pas s’éterniser à Dillon et vise les hautes sphères. Problème : lors du premier match de la saison, après que la presse se soit passionnée pour tout ce petit monde texan, Jason Street se blesse gravement et devient paraplégique à vie.

La série développe le thème de la remise en cause. Souvent en caméra à l’épaule, la série n’est ni une critique sociale, ni une satire. Elle se contente d’être très objective, ce qui fait bizarre dans une série US. Mettant le social au centre du scénario, F.N.L va à contre courant de tout ce qui se fait dans le milieu de la série aux States.

La production favorise de jeunes acteurs non confirmés ou des acteurs oubliés. Le jeu y est riche et varié et l’on prend plaisir à retrouver épisode après épisode des personnages complexes.

Maniant habilement drames personnels et défis sportifs, on se surprend à vouloir en connaitre plus sur le foot U.S et tout ses rouages.

Cette série atypique fait du bien dans le paysage télévisuel, c'est pourquoi on le voit pas sur les grandes chaines. Apportant un nouveau regard sur l’Amérique, on aime le coté sportif associé au style feuilleton américain.  Friday Night Lights est l’alternative parfaite entre Gossip Girl et Californication. Une série qui plait donc à madame comme à monsieur.


Gabriel Ibanez Weill

© Etat-critique.com - 19/05/2010