Avec Kevin Bacon, Lori Singer, John Lithgow et Dianne Wiest - Paramount - 1984
Et ta critique ?
Loose, footloose Kick off your Sunday shoes Please, Louise Pull me offa my knees Jack, get back C'mon before we crack Lose your blues Everybody cut footloose...
Ren Mac Cormack, jeune adolescent à problèmes de Chicago, doit déménager avec sa mère dans la petite ville de Beaumont. C’est la loose. Il est beaucoup trop cool pour ce petite village de ploucs qui pensent encore que le rock’n’roll est la musique du diable et la danse, une transe insupportable.
Ca l’énerve beaucoup, Ren qui a besoin de se dérouiller et de se dépenser en dansant comme un fou. Il devient le rebelle de Beaumont. Il devient la coqueluche des jeunes de la ville et ose affronter le redoutable révérend Shaw Moore, un religieux particulièrement rigoriste. Un mormon à coté, c’est Roland Magdane (je n’aime pas spécialement ce comique moustachu mais il avait un certain succès dans les années 80)!
Il va donc défendre la jeunesse qui a besoin de s’exprimer. Il va lire la Bible et souligner tous les passages où il est question de faire la fête (après tout, Jésus multipliait bien l’eau en vin… sympa le fétard). Il va murir et rencontrer l’amour avec la fille du révérend.
Herbert Ross va dans le sens des jeunes et Footloose est un vrai film pour adolescents. Il y est question de prise de conscience, de différences, d’inégalités, d’amour et de corps qui changent. La musique très eighties jure avec le décor campagnard.
Les fringues et les tronches amusent. Kevin Bacon est impeccable en révolté du tutu. Malgré des chorégraphies hallucinantes, il rend crédible et palpable, le malaise de son personnage. Ren McCormack devient une des grandes figures de l’adolescent des années 80.
D’une simplicité confondante, le message de Footloose est complètement arriviste mais il offre une vision décérébrée et très agréable de son époque et de ses coutumes.
Le confrontation entre les deux sociétés à l’intérieur d’un même pays est un thème fondateur du cinéma américain et le réalisateur arrive à en faire un joli petit produit fun. A la différence de beaucoup d’autres, il vieillit bien. Et continue de donner l’envie de danser dans son salon. Bêtement. Simplement.