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Mercredi 23 Mai 2012Musique

 Flowers in the dirt

Flowers in the dirt

Paul MCCARTNEY

(EMI - 1989)

Et ta critique ?




En 1989, après une série d’albums bien fades, voire médiocres, Paul McCartney sauve l’honneur in extremis en sortant Flowers in the dirt, le meilleur disque de sa "période synthétique" qui sonnait également son énorme retour sur scène.

Certes, après le désastre commercial et critique de "Press to play", Paul Mc Cartney se devait de réagir. Il fut pour une fois très inspiré dans le choix de son partenaire d’écriture en choisissant de collaborer sur certains titres avec Elvis Costello, alors très en vogue.

Si l’efficacité d’un My brave face ne fait aujourd’hui plus aucun doute, on se laisse toujours bercer sans aucun préjugé par un You want her too, excellent duo entre Costello et McCartney, qui peut se définir comme une version adulte de The girl is mine (avec feu Michaël).  De leur côté, les titres plus rythmés (Rough ride et Figure of eight) sont assez efficaces et ne tombent pas dans un jeunisme forcé à la Angry. Par contre This one, le second single de cet album, finit, à force d’écoutes, par terriblement lasser si ce n’est agacer dans certains cas.

Mais ce qui frappe le plus dans ce quinzième album solo de McCartney, c’est l’élégance saisissante de certains titres. On notera l’incroyable trio magique que constituent les chansons Distractions, We got married et Put it there et qui sont, avec les titres Tug of war et Pipes of peace, les plus beaux morceaux du répertoire de la décennie 80 de McCartney.

Seul bémol, la fin de "Flowers in the dirt" est alourdie par des titres secondaires et surtout un peu trop produits (Don’t be careless love, That day is done), voir carrément pompiers (Motor of love).

Une petite curiosité, assez efficace écoutée à fort volume, conclut l’album original. Il s’agit d’un morceau taillé pour les dance floor, dans lequel McCartney répète inlassablement la phrase Où est le soleil/Dans la tête/Travaillez. Une petite "folie" bien agréable après la guimauve déployée dans Motor of love.

À noter enfin que les bonus de l’édition de 1993 qui regroupent quelques faces B de l’époque sont, sans être révolutionnaires, assez réjouissants.



Guillaume Lebouis

© Etat-critique.com - 20/09/2009