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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Erreur de la banque en votre faveur

Erreur de la banque en votre faveur

Michel MUNZ et Gérard BITTON

Avec Gérard Lanvin, Jean Pierre Darroussin, Barbara Schulz et Eric Berger - Wild bunch distribution - 8 avril 2009 - 1h33

Et ta critique ?




Une comédie française au scénario simple mais efficace sur l’argent facile possible avec les délits d’initié possible en bourse. Le duo Lanvin-Darroussin fait mouche avec des dialogues finement ciselés. Jolie surprise.


Serveur dans un restaurant luxueux d’une banque financière, Julien Foucault (Gérard Lanvin) va être licencié après 17 ans de bons et loyaux services. Avec son meilleur ami, Etienne (Jean-Pierre Darroussin) – cuistot dans un bistro qui mériterait un étoilé – ils veulent monter leur propre affaire.

Pour décrocher les 250 000 € manquant à leur lancement, le destin va venir en aide à Julien. Involontairement, il trouve une trappe qui permet d’entendre les conversations de la salle où les pontes de la banque " anticipent" les cours de la bourse. De là vont naître des scènes comiques avec une morale qui fait du bien en ces temps d’ultralibéralisme!

Par exemple, Darroussin, au discours digne d’un Besancenot, va se laisser tenter par l’argent facile afin de monter le resto… puisque que les banques ne veulent pas prêter.

L’employé de banque du quartier, qui va passer les ordres communiqués par la taupe Lanvin, ne se sent plus. Sa famille n’en revient pas, le coincé tourne au beauf arriviste. Tout s’enchaîne sans longueur.

Les abus de pouvoir et le cynisme nauséabond du monde de la finance, sont mis en valeur par la verve des scénaristes, le plus souvent via des dialogues courts.

Une scène hillarante lors de la première rencontre de Darroussin avec son beau-père, âgé de 5 ans de moins que lui, ferait rire un croque-mort.

Un quiproquo royal, lui aussi très drôle, entre (l’éternelle fraîcheur de) Barbara Schulz et Gérard Lanvin va naître sur une histoire d’amour. L'ensemble est prévisible mais frais comme une comédie qui donne le sourire. Rire de nos banques voilà un privilège dont il faut profiter!



Thomas Delavergne

© Etat-critique.com - 14/04/2009