Jean Rochefort nous convie à une soirée au coin du feu au Théâtre de la Madeleine. Une soirée tranquille (voire pépère ?!) pendant laquelle le comédien présente une sélection de poèmes, de chansons, d'hommages.
Le public est acquis. Il est même conquis. Jean Rochefort le sait et il commence d'ailleurs le spectacle dans le noir, un noir qui dure un petit moment, comme pour empêcher le public de l'applaudir dès son entrée en scène.
Jean Rochefort a réuni et convoqué tout ce(ux) qu'il aime, tout ce qui le touche, l'intéresse : la stratégie des parasites, Philippe Noiret, Jean-Roger Caussimont, Primo Levi... ou encore Henri Miller dont il dit : "je découvre (en le lisant) que mes rêves honteux, mes rêves de latrine, peuvent être publiés".
On voyage - entre deux morceaux d'accordéon - du rire aux larmes, du coq à l'âne (ou plutôt au chimpanzé que Jean Rochefort ne manque bien sûr pas d'imiter...). On cherche un peu le fil de ces textes, chansons et anecdotes dont le seul point commun est finalement d'être appréciés par Jean Rochefort !
On ne passe pas une mauvaise soirée, c'est sûr, tant c'est toujours un plaisir de voir Rochefort sur scène... et même si c'est pour le voir nous raconter sans trop se fouler ce qui lui passe par la tête !
Thibault Dablemont
© Etat-critique.com - 24/10/2007