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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Ensemble nous allons vivre une très très grande histoire d'amour

Ensemble nous allons vivre une très très grande histoire d'amour

Pascal THOMAS

Avec Marina Hands, Julien Doré, Guillaume Gallienne et Noemie Lovsky - Rezo films - 7 avril 2010 - 1h35

Et ta critique ?




Pascal Thomas se fout des modes et c'est sa grande force. Il s'essaie à une fantaisie décalée... qui l'est un peu trop!


Pascal Thomas est un cinéaste généreux. Quand il filme, on sent l'amour des gens, des histoires et du cinéma. C'est un cinéma humble, sentimental et souvent drôle.

Il se moque bien du commercial et du grand public, il bricole des petits films foutraques mais sympathiques. Parfois cela fait mouche: ses adaptations d'Agatha Christie avec Catherine Frot et André Dussolier furent de beaux succès.

Ce qui lui laisse la liberté d'imaginer des films tout en second degré: c'est le cas de Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d'amour. On se croirait revenu dans les premières comédies de Molinaro ou d'Yves Robert.

C'est une comédie à la légèreté rétro. On a bien du mal à définir l'époque. Il y a des éléments vintage comme un bus jaune ou des pastilles mentholées. Il y a aussi Julien Doré, chanteur minet tout en décalage, qui trouve sa place dans cet univers très sixties.

Julien Doré et Marina Hands jouent une partition amoureuse résolument démodée. Dans une campagne printanière, ils se découvrent en amants passionnés puis la capitale va leur jouer des tours et mettre à rude épreuve leur amour...

Julien Doré court donc après Marina Hands qui va le fuir pour se cacher à Paris et il va la poursuivre pour l'aimer avec fougue et humour. Car Pascal Thomas retrouve la naïveté des comédies d'antan. Ca fonctionne à l'énergie.

Hélas, en artisan libre, Thomas bricole un peu trop et étire une intrigue répétitive. Certaines scènes sont purement fonctionnelles et ne font pas avancés beaucoup les personnages, réduits bien souvent un seul emploi. La production est jemenfoutiste et pas vraiment discrète. Mais au nom du second degré, cela peut passer.

Cependant les désaccords et les ruptures sont un peu trop nombreuses pour que l'on se laisse charmer par ce spectacle retro rigolo. Le kitsch finit par être envahissant. Dommage, nous aurions aimé vivre une très très grande histoire d'amour avec ce film.



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 09/04/2010