(Double fantasy : EMI - 1980
Milk & Honey : EMI - 1984
Coffret 2 albums : EMI - 2004)
Et ta critique ?
Rassemblés dans un coffret, Double fantasy, le dernier album de John Lennon, et le posthume Milk and honey, offrent de belles plages de regrets pour les admirateurs de l’ex-Beatles.
Pour le fan moyen des Beatles, écouter "Double Fantasy" c’est un peu comme commémorer un énorme gâchis. Sorti en 1980, "Double Fantasy" brisait un long silence de cinq années durant lesquelles John Lennon s’était exclusivement consacré à sa femme et à son fils Sean. La lecture du très bon livre de Frederic Seaman, qui fut l’homme à tout faire de Lennon durant les derniers mois de sa vie, témoigne de l’engouement artistique qu’avait retrouvé l’ancien leader des Beatles avant son stupide assassinat. Aussi, l’optimisme extrêmement émouvant de (Just like) Starting over, la hargne retrouvée de I’m losing you, ou encore la beauté immaculée de Woman et de Watching the wheels font l’effet d’une véritable décharge d’amertume et de regrets pour l’admirateur.
On notera simplement que le concept de l’album était de faire se succéder les chansons de John et de Yoko et que Walking on thin ice, ici offert en bonus, est sans doute une des meilleures chansons écrite par Yoko Ono.
Album posthume sorti quelques mois après la mort de Lennon (mais seulement en 1984 en France), "Milk and Honey" est construit sur le même concept que "Double Fantasy". Curieusement se sont les chansons de John qui retiennent l’attention. Toutefois, la sentence est la même que pour "Double Fantasy" avec un soupçon d’amertume supplémentaire, car les chansons de Lennon, bien que pour la plupart inabouties, semblaient toutes prometteuses.
A noter que les bonus tracks contiennent une excellente démo acoustique de I’m stepping out et que Yoko pousse ici le morbide jusqu’à publier un extrait d’une interview datant du jour de la mort de John, en soulignant bien ces détails dans le livret.