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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Doomsday

Doomsday

Neil MARSHALL

Avec Rhona Mitra, Bob Hoskins, Malcom Mac Dowell et Adrian Lester - SND - 9 avril 2008 - 1H40

Et ta critique ?




New York 1997. Los Angeles 2013. Glasgow 2035! Voilà la date anticipée par Neil Marshall, auteur de The descent. Il tente de faire du John Carpenter. Puis de nous refaire Mad Max: il arrive surtout à nous pondre un gros nanar qui peut rendre hilare.

Le premier film de Neil Marshall, Dog Soldiers, avait le mérite de ne pas être trop ridicule alors que cela parlait de loup garou, personnage de légende souvent massacré au cinéma.

Il y a eu ensuite The descent, film d'horreur claustrophobique et féministe qui a bien mérité son succès un peu partout dans le Monde. On pouvait justement s'intéresser au troisième film de Marshall mais la déception est énorme donc surprenante.

Car Doomsday montre que le réalisateur ne s'est pas mettre en scène un film. Ses deux premières oeuvres jouaient avec les contraintes et les limites d'un petit budget. Une forêt ou une grotte suffisaient à notre bonheur pour nous foutre les pétoches.

Dans Doomsday, il y a des moyens et pourtant c'est cheap. Les scènes d'action sont complètement illisibles et visiblement le monteur a abusé des bières écossaises avant de se mettre au travail.

Il faut dire que les références de Doomsday sont lourdes à porter. Le début de l'oeuvre sent l'hommage appuyé à New York 1997 de John Carpenter. L'héroïne est borgne comme Snake Plissken. Elle doit infiltrer une région (un pays! L'Ecosse) isolée et laissée à l'abandon par un pouvoir corrompu. Elle doit sauver le Monde en retrouvant un vaccin.

L'un des coéquipiers se nomme Carpenter et le film imite le style du cinéaste franc tireur. Mais Marshall aime aussi Mad Max donc il convoque des punks amateurs de chair humaine. C'est rigolo (Marshall aime bien les détails sanglants) mais le lien a du mal à se faire avec la première partie et encore moins avec le dernier acte où l'auteur nous fait le coup de l'anachronisme et du Cosmonaute chez le roi Arthur.

L'ambiance vire au Moyen-ageux. C'est débile et presque courageux. Le film voulait respecter le nom de deux grands du cinéma des années 80. On pense plus aux navetons italiens qui tentaient de singer Mad Max et New York 1997. Le jour du chatiment est donc venu pour le cinéphile mais il faut pourtant donner une chance à Marshall pour voir si The descent était une belle erreur de parcours.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 08/04/2008