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Mercredi 23 Mai 2012Cinéma

 Destination Graceland

Destination Graceland

Demian LICHTENSTEIN

Avec Kurt Russel, Kevin Costner, Courteney Cox et David Arquette - 2001 - Warner Bros

Et ta critique ?




Il y a 10 ans... Kevin Costner commencait à faire n'importe quoi... et devenait un grand acteur américain...


Si les personnages de ce film ont des personnalités un peu complexes, l'évènement est déjà plus remarquable. Mais si, en plus, le "gentil" patenté du cinéma américain, j'ai nommé Kevin Costner, est brillant dans le rôle d'une ordure psychopathe, alors plus d'hésitation : il faut voir cette curiosité !

Et Destination : Graceland est effectivement un film d'action plus qu'honnête, à mi-chemin entre polar et road-movie auquel on reprochera juste, défaut mineur, deux interminables scènes de fusillades grand-guignolesques, peu crédibles et parfaitement dispensables.

L'histoire : un gang-commando de 5 têtes brûlées déguisées en Elvis profitent d'une convention de "sosies" du King pour attaquer le casino Riviera à Las Vegas, voler 3 millions de dollars et s'enfuire par les toits en hélicoptère.

Et pour ne rien laisser au hasard, Demian Lichtenstein encadre son acteur principal de pointures incontestables : Kurt Russell dans le rôle du presque gentil et Courteney Cox dans le rôle tellement ambigüe de la belle victime/manipulatrice.

Les artistes sont là, le spectacle peut commencer !

C'est après le braquage que les choses sérieuses démarrent effectivement. De complice mortellement blessé en partage sanglant du butin et en règlement de compte, les évènements se précipitent jusqu'à l'entrée en scène de Cybil (avec un C) en invitée de dernière heure qui vient brouiller les cartes d'un jeu passablement dangereux entre les deux "survivants" du casse du siècle.

Impeccablement menée, la course-poursuite qui s'ensuit permet de mettre en scène quantité de personnages secondaires (les deux flics, le receleur, la fille de la station-service...) qui viennent donner de l'épaisseur à l'ensemble sans jamais brouiller la ligne suivie par le metteur en scène : une fin "morale" et un bonus en filigrane. La fin ne vous sera pas dévoilée ici ; quand au bonus, juste un indice : suivez le King !


Joel Fomperie

© Etat-critique.com - 28/10/2011