Première création de l’Académie Fratellini : un vibrant voyage sur les traces d’Ariane, de Thésée et du Minotaure dans le cadre exceptionnel du chapiteau Altaïr .
Dédale, le Cirque des origines est la première création monumentale de l’Académie Fratellini. Une fois installé dans l’Altaïr, un chapiteau splendide, ne vous attendez pas à être au cirque mais préparez-vous à assister à un spectacle tout en poésie et en force.
Ainsi que le Minotaure ou Dédale lui-même, tout est démesuré et grandiose : la musique, le décor, les costumes, les prouesses acrobatiques et surtout les extraordinaires trouvailles scénographiques servies par une machinerie bien rôdée.
Les héros antiques surgissent de nulle part, ils apparaissent aux quatre coins de l’espace scénique qui ne se réduit pas à la scène, le spectacle est partout.
Des lionnes rugissent sous les travées ; des hommes volants, oiseaux mythologiques, planent de tous côtés, apparus presque magiquement de broussailles qui naissent de l’ombre du chapiteau ; la scène s’ouvre et de la fosse découverte un monument se dresse duquel se précipiteront, sur les spectateurs (comment ? c’est là une des excellentes idées du spectacle) les malheureuses victimes du Minotaure… ainsi se poursuit cette quête de lumière et de liberté qui finira par l’envolée d’Icare et puis sa chute pour qu’enfin s’ouvre la dernière porte.
Si parfois le récitatif, qui réveille en nous les souvenirs des grands mythes de l’Antiquité, peut sembler difficile d’accès, l’heure et demie de surprises et d’émotions diverses laisse à penser que le cirque évolue et qu’il évolue bien.
L’Altaïr est un espace scénique qui recèle d’extraordinaires possibilités et ce Dédale un grand spectacle protéiforme qui émerveille et donne envie de raconter, à son tour, les plus belles histoires fondatrices de notre culture.
Alain Ortega
© Etat-critique.com - 18/03/2007